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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 17:35

Haut lieux des nuits bruxelloises, l’Aegidium devint la propriété de l’asbl « Les Œuvres Paroissiales de Saint-Gilles » qui l’affecta à la vie sociale de la Commune. Le bâtiment servit alors de salle de réception et de salle de fêtes pour un public très large allant des scouts aux personnes du troisième âge. Il s’agissait d’un lieu central pour la population Saint-Gilloise.

Mais ce bâtiment imposant et ancien commença à nécessiter des travaux très importants. Il dut finalement être fermé en 1985.

Ni les Œuvres paroissiales, ni les autorités de la Commune n’avaient toutefois renoncé à lui rendre sa splendeur d’antan.

Un premier pas fut franchi avec son classement en 2006, un second avec la recherche de projets pouvant redonner vie au bâtiment. Parmi de nombreuses initiatives dont la presse s’est fait l’écho, c’est finalement la proposition d’Edificio qui fut sélectionnée, en vue de rendre à nouveau accessible au public ce joyau de l’architecture et offrir un cadre unique et prestigieux aux arts de la scène, à la musique, et aux festivités bruxelloises.  Fort de son expérience avec la Bibliothèque Solvay, le Concert Noble et l’Hôtel Wielemans, Edificio a toujours eu comme mission la mise en valeur des entités du patrimoine dont elle s’occupe.

L’Ægidium représente un défi extraordinaire : il s’agit en effet de faire revivre un complexe qui compte près de 4,700 mètres carrés, capable d’accueillir 2000 personnes. 

 

article de RTBF INFO: link

article de SUD PRESSE : link

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:12

Etabli sur l’emplacement  de l’Ancien marché couvert, ouvert en 1888, remplaçant un ensemble de maisons plus anciennes, jugées insalubres, le cinéma Bristol fait suite aux transformations d’une salle de vente par l’architecte Charles De Wys.

Les travaux datent de 1919 et établissent, selon la demande au service d’urbanisme : « un cinéma le long de la route entre Bruxelles et Trèves. »  C’est la société anonyme « Cinéma Bristol » qui achète le propriété.

La richesse décorative de la salle est digne d'un cinéma de l'entre-deux-guerres.  Elle comporte une belle symétrie chère au style Beaux-arts.

En 1936, une transformation radicale sonnera le glas de la décoration intéressante. Cette rénovation visait à supprimer le triple écho de la salle dû à la richesse de la décoration.

En 1947, la façade sera transformée et les néons envahiront l’enseigne et le fronton.  L’ouverture centrale sur le hall d’entrée sera considérablement agrandie.

Le cinéma fermera ses portes en 1972.  Le volume sera exploité depuis en supermarché.

 


La première salle (1919) est composée d’un parterre de 750 places et de 2 balcons( 417 et 200 places) et compte environs 1300 places.

Une volée d’escaliers mène au parterre de la salle.  Puis les dégagements de côtés permettent l’accès aux loges et 2 autres galeries.

Une sortie à l’arrière de l’écran (rue du fort) permet le dégagement des spectateurs.

La cabine de projection est installée à l’arrière de la 1ère. Galerie.  Un vestiaire se situe dans le dégagements vers la 2ème galerie.  Les loges se situent exclusivement au 1 étage et sont placées latéralement de sorte de former une galerie en fer à cheval.

 

L’architecte reprend son œuvre initiale et la simplifie radicalement en transformant l’ensemble de la salle.  Le plafond est abaissé afin d’y dissimuler le système d’aération et d’éclairage.  La 2ème. Galerie est supprimée et le 1er balcon est considérablement réduit tandis que les superbes loges latérales sont définitivement retirées.  Ne subsistent que 6 loges de face à l’arrière du parterre.

La technique de l’époque consiste à créer une coque intérieure harmonieuse et profilée pour une répartition optimale du son.

En 1947, l’architecte G. Rousseau modifiera la perspective du hall grâce à l’agrandissement de la baie centrale et l’installation de lumières au néon.  Un petit auvent fera, également, son apparition.

 


La façade de marbre et de béton côté ch. de Waterloo, de style Beaux-arts, présente alors une élégante marquise en fer forgé. L’entrée est composée de 3 arches surmontées d’un écusson « BRISTOL »

Un hall majestueux s’ouvre au visiteur avec devant lui un superbe escalier de marbre qui le mène à la salle.  Les guichets sont situés à gauche et à droite du hall.  Le pavement de marbre laisse apparaître la mention en mosaïques « cinéma bristol ».

Les parois de la salles sont successivement composées de colonnes et arches avec guirlandes dans le plus pur esprit classique.  Le cadre d’écran est entouré de 2 statues classiques.

Les commodités sont situées au sous-sol.

 

Après la richesse, c’est la sobriété qui prime dans la décoration dès 1936.  Les parois de la salle sont revêtus de lambris de bois.  Le tout forme une unité parfaite avec les loges et les fauteuils de ligne sobre.

L’écran est placé dans un cadre en bois métallisé au cuivre rouge.

Le hall d’entrée est accueillant avec la caisse en glace et métal chromé.  Le pavement du hall est fait de marmorite noire.  Une enseigne lumineuse couronne le fronton de façade.

 

C’est le premier cinéma de Saint Gilles.

Les transformations de 1936 sont un exploit : elles ne durent que 11 jours pour modifier intégralement la salle et la façade.

 

 

Nom de la salle : BRISTOL

Adresse : chée de Waterloo 71 à 1060 Bruxelles

Date d’ouverture  : 1919

Date de fermeture : 1972

Nombre de salles et de places :

1919 : 1300 places en 1 parterre et 2 balcons

1936 : 1000 places en 1 parterre et 1 balcon

Architecte :

1919 et 1936 Ch. De Wys

1947 G Rousseau

 

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:01
L'Egidium reçoit l'autorisation de bâtir en 1905.  L’architecte G. Seghers construit une salle de fête avec un café, une salle de fête et des dépendances..

D'emblée, son nom qui évoque le patronage de Dieu, le place sous les meilleures auspices. Il s’appellera successivement, « l’Egidium », « Le Diamant Palace ».

En 1913, le propriétaire agrandit les lieux avec le placement d’une marquise.

De 1918 à 1929, il s’appellera le « Panthéon Palace » servira de salle de fête et dancing.  Il deviendra un haut lieu des nuits bruxelloises.

En 1929, le propriétaire, Mr. Dierckx, vend aux Œuvres Paroissiales de St Gilles (asbl) , la propriété du Panthéon Palace. 

 

En 1933, l’architecte L. Denis effectue les travaux de transformations: un café, des conciergeries et une cabine de projection.

Depuis les années 1970, il sera utilisé par l’association paroissiale comme salle de rangement ou accueil des œuvres de la paroisse.

Un projet de rénovation complète est à l’étude pour le moment.

 

 

Après un long vestibule, le hall s'ouvre sur différentes petites salles. En se dirigeant plus loin vers la droite, un escalier monumental permet d'atteindre l'étage et les deux salles de l'Aegedium. Cet ancien cinéma présente une scène flanquée de peintures orientales en trompe-l'œil et limitée de part et d'autre par une galerie-balcon parcourant l'ensemble de la salle. Celle-ci repose sur des arcades polylobées soutenues par des colonnettes au chapiteau islamisant.

La salle des fêtes présente un plan quasiment rectangulaire. Elle se termine par une scène de faible profondeur. Elle est dotée à mi-hauteur d'une galerie en U.

Sa riche décoration, faite de boiseries et de stuc finement travaillés, puise avec fantaisie dans le répertoire mauresque: jeux d'arcs et d'arcatures polylobées, monumentales et  consoles découpées, colonnettes et peints en faux marbre à chapiteaux doré, miroirs et décor de rosaces.

La scène est encore pourvue de sa machinerie d'origine.

L'Aegidium est le seul exemple à Bruxelles de bâtiment présentant un décor arabisant, variante de l'art nouveau, sur une telle surface au début du siècle. C'est d'ailleurs cette décoration qui apporte toute sa richesse à la salle et qui constitue l'intérêt majeur de l'Aegedium.

 

Sauvegarde de l’Aegidium : 15/05/1997

 


Après avoir pénétré dans un premier sas vitré, il faut suivre un long vestibule au bout duquel le hall s'ouvre sur différentes petites salles.

En prenant à droite, on traverse une petite pièce servant de vestiaire. En poussant plus loin la visite, on découvre un escalier monumental permettant d'atteindre l'étage et les deux salles de l'Aegidium. L'escalier en marbre se divise en deux volées  séparées après  la première  volée de marches. La cage d'escalier doit sa luminosité à l'emploi massif de miroirs qui renvoient la lumière provenant du foyer situé au premier étage.  Les garde-corps sont en fer forgé
dessinant de petites volutes. Le foyer situé au premier étage bénéficie d'une verrière de forme ovale. Des pilastres lisses sont garnis d'un soubassement de marbre rose.

La décoration générale de cette partie est de style Louis XV, comportant des interventions de style tout à fait autre, tel que des appliques lumineuses art déco, des paons et guirlandes de fleurs art nouveau.. Une forte impression d'élégance se dégage des lieux.  Le sol est composé d'une mosaïque à géométrie florale du début de siècle.  Le balcon forme, avec ses avancées un U  Chaque arc trilobé est séparé par des colonnettes aux chapiteaux islamisant sur lesquelles ont été posées des patines imitant le marbre.

Le plafond est garni de caissons moulurés de motifs arabisants, ceux du centre étant ajourés, permettant ainsi une aération.

Le sol est un parquet à bâtons rompus. La scène, sur laquelle se trouvait l'écran, est petite, et tout un bandeau l'entoure. Celui-ci est peint de motifs en trompe-l’œil.  Ici, le moindre cm2 a été pensé et décoré. Cette décoration puise allègrement ses sources dans les motifs mauresques.

Clip vidéo sur l'AEGIDIUM: 'Ligne directe' sur Tele Bruxelles le 09/01/09

Un reportage photo récent sur la salle dans son état actuel

Adresse : parvis de St Gille 18 à 1060 Saint gilles

 

Date d’ouverture  : 1905

Date de fermeture : 1970

Nombre de salles et de places :

 1 salle et 1 galerie 450 en parterre et 200 en balcon pour un total de 650 places

 

Architecte :

G Seghers pour les plans de 1905 (pour le compte de Mr. Bejai-Dejonghe)

Léon Denis pour l'auvent et la marquise de 1956


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