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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 21:12

Depuis plusieurs mois, le cinéma AVENTURE dans les galeries du centre était en travaux.  Personne n'avait de nouvelle sur la prochaine réouverture.
Le projet a été dévoilé il ya quelques temps.
Le cinéma a été racheté par la société Arbemax, elle y développera un tout nouveau concept en Belgique.  Un cinéma VIP !
La technologie a été revue et corrigée: son digital et 3D.  Les salles seront destinées à une fonction particulière.  110 places pour accueillir le public, Une salle équipée d'une scène pour être plus fonctionnel. Enfin, la troisième sera destinée à des événements multimédias.  
Enfin, grande nouveauté, le dernier rang de chaque salle sera équipé de sièges doubles (les loveseats)
Rappelons que l'AVENTURE a commencé sa carrière en 1957 et fut construit sur l'emplacement du très beau COLISEUM  . 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:30

En 1947, peu après l’apparition du cinéma sonore, les riches décors surchargés deviennent un obstacle pour le son.  Les décors des salles doivent s’épurer.  L’ancien AGORA ne fait pas exception, il se transforme pour devenir le ROOSEVELT en hommage à l’homme d’Etat.

Il gardera ce nom de 1947 à 1949 pour redevenir l’AGORA.

La nuit du 03 au 04 mai 1959, un grave incendie le détruisit complètement.  Le bâtiment sera démoli et transformé par une galerie commerçante en 1963.

 

 

Notez que les 3 entrées historiques restent discrètes vu que les façades ne peuvent être modifiées en raison de leur proximité à la grand place.  L’entrée principale se situe toujours à la rue de la Colline.  Les 2 autres constituent des dégagements.

La tâche de l’architecte était de rajeunir la salle et lui conférer une ambiance adéquate et de la rendre utilisable pour les projections et les spectacles de music-hall.

 

La décoration est minimaliste afin de permettre une propagation optimale du son sur les murs.  La saillie du balcon porte une rampe éclairante, le plafond est éclairé par des trémies lumineuses.

Les sièges arrieres de la salle, jadis réservés à la dégustation, sont supprimés au profit d’un espace de dégagement plus important.

 

 

Nom de la salle : ROOSEVELT- AGORA

Adresse : rue marché aux herbes 105,  rue de la colline 16-22 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 1946

Date de fermeture : 1959

Nombre de salles et de places :

1 salle (1280 places en parterre) avec 1 balcon (798 places) Pour un total de 2.100 places.

Architecte :

A. Dumont

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:28

Si le Palace-Agora, le Luminor, et plus tard le Crosly s'installent aux abords de la Grand-Place, le peuplement intensif de la rue Neuve et des boulevards centraux se poursuit assidûment. Le boulevard et ses confluents immédiats président à la naissance du Marivaux, de l'Eldorado, de la Scala (1929) et de l'Ambassador (1936) (deux théâtres convertis), du gigantesque Variétés et de divers cinémas d'actualités (Cinémonde, Cinéac, Cinémax...).

Le règne de Léopold II vit Bruxelles se doter de larges boulevards et d’avenues verdoyantes. Le Bourgmestre Anspach contribua à transformer le paysage urbain de la capitale par la réalisation de l’artère reliant la gare du Nord à la gare du Midi.

C’est précisément sur cette artère que l’Hôtel Le Plaza fut érigé ; il ouvrit ses portes en 1930. Michel Polak, à qui l’architecture fut confiée, s’inspira du style de l’Hôtel Georges V à Paris lui assurant par son ossature en béton une remarquable solidité. La façade fut habillée de pierres de France. L'intérieur de l'hôtel est conçu pour refléter les idées de clarté et de grandeur : hauts plafonds, larges couloirs, vaste hall en néo-Louis XVI, grandes chambres lumineuses, plusieurs salles de bain éclairées naturellement, cage d'escalier majestueuse jalonnant 8 étages, décorée de vitraux et bordée de rompes en fer forgé. Très vite, de nombreux hôtes prestigieux descendent à l'hôtel Plaza, ouvert en 1930, et qui devient l'un des symboles de l'hôtellerie bruxelloise de luxe.

Dès le projet de construction, il était prévu que la Plaza contienne une salle de cinéma de 1500 places décorée d’une façon originale et tout spécialement étudiée au point de vue de l’acoustique.

 

Le cinéma, qui s'est appelé « Churchill » de 44 à 49 en raison du séjour de ce personnage illustre dans l'hôtel, ne ferme qu'en 1985.  Il servira alors de magasin.

 

La salle sera classée en 1992 alors qu’elle était utilisée comme magasin de meubles avec le même nom enfin presque ; Plazza.

 

Après une parenthèse de vingt ans due aux grands travaux urbanistiques,  Le Plaza  renaît en 1996 sous l’impulsion de son propriétaire, le Baron van Gysel de Meise qui s’attache à restaurer le Palace tout en conservant son âme d’origine.

Dix ans après sa réouverture, le Plaza a retrouvé sa place de seul Palace privé.

Transformée en centre de congrès en 1997, la salle n’a que peu changé.  Le plancher a été surélevé et l’espace a été rendu modulable pour les besoins des congrès et autres événements.

 

L’élément remarquable de la réalisation de Polak est la salle de cinéma.  Le fait que la salle soit recouverte par les étages de l’hôtel imposait à l’architecte un certain nombre de contrainte et de précaution.

Il fallait rendre la salle complètement indépendante du reste de l’établissement pour ne pas nuire au repos des voyageurs..

L’entrée, modifiée depuis, se composait d’un vaste vestibule de 26m de long en 3 allées.  La forme de la salle, presqu’aussi large que profonde a pour but de permettre une audition parfaite.  Afin d’empecher les bruits de perturber les voyageurs, Polak construit une salle en matériaux légers et insonores à l’intérieur de la carcasse.

 

 

La place dont l'architecte dispose pour loger la salle ne lui permettant pas d'établir une scène profonde telle que celles utilisées alors pour les spectacles de Music-hall, les appareils d'émission sonore, placés derrière i'écran, sont munis d'un dispositif à éclipse permettant de les remonter rapidement dans les cintres de la scène de façon à gagner le plus de place possible pour les « sketches ».

Sans doute à l'instigation de Florent Schollaert, promoteur de tout le complexe hôtelier, influencé par la mode d'outre-Atlantique, la salle, répartie en un parterre et des balcons, est décorée dans un audacieux mélange stylistique qualifié de « hispano-Churriguerresque ».

 Inaugurée en 1931, la salle de cinéma du Plaza présente quelques analogies frappantes avec les salles de théâtre et de cinéma réalisées à New-York par ie groupe dirigé par Marcus Loew. Il en est ainsi de la salle de l'ancien « Loew's Theater » sur la 175ème Rue de New-York (Manhattan), ouverte un an plus tôt, qui présente un décor en fantaisie indo-mauresque, mélange stylistique s'inspirant du Pavillon Brighton et du Palais de l'Alhambra.

Le « Loew's Theater » faisait partie d'une vaste chaîne de cinémas dirigée par l'imprésario Marcus Loew. « Nous vendons des billets pour voir le cinéma et non le film » s'enorgueillissait ce dernier.

D'autres éléments décoratifs du cinéma Plaza évoquent !a décoration exotique et baroque du « Loew's Paradise Theater » de New York construit en 1929 par John Eberson pour le groupe Loew.  Le hall d'entrée présente un décor baroque et chinois, et les plafonds sont ornés de cariatides égyptiennes, de ciels étoilés ; les décorations murales sont très exotiques, utilisant le rouge et le doré à profusion.  Si un tel éclectisme semble extraordinaire de nos jours, il l'é­tait tout autant à l'époque de sa construction et reste un exemple unique en Belgique.

 

Le gala d’inauguration, le 3/12/1931, était placé sous patronage du journal « Le Soir » et présentait aux invités « Buster se marie » avec Buster Keaton.  La séance avait été animée par des danseurs de rumba et une incompréhensible panne de son.

 

Voici quelques superbes vues de la salle actuelle

 

Nom de la salle : Plaza

Adresse : bd . A. Max 118-120 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 03/12/1931

Date de fermeture : 1985

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 1 balcon, 934 places en parterre et 402 au balcon pour un total de 1306 places

Architecte :

Michel Polak et Alfred Hoch

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:24

Les modifications de 1950 sont menées par Rie Haan, à qui l'on doit aussi le Cinéma Marivaux de 1967, portent sur la transformation complète de l'intérieur de la salle de spectacle. Elles visent aussi à modifier les sorties vers la rue Borgval ainsi que l'entrée principale vers le Boulevard.

La partie avant a été occupée entre 1973 et 1990 par un magasin d'électroménager, la salle servait de parking, seul le balcon demeurait intact.

 

Un nouveau vestibule d'entrée est créé et la caisse vient se placer au centre. Les avancées latérales des balcons sont supprimées, ainsi que le 2ème balcon, le cadre de l'écran et ses colonnes, le foyer arrière et le passage vers la rue Van Praet.

Le nouveau balcon, très raide, couvre plus de la moitié du parterre. Le nombre de places passe de 1607 à 1371. 

La vaste coupole qui couvrait la salle de cinéma d'origine et dont la structure constituait une véritable prouesse technique, sera dissimulée par un faux-plafond.

La façade reste intacte.

L’entrée principale du boulevard Anspach est modernisée et rendue commercialement plus attractive.

L’enseigne « PATHE PALACE » en néon surmonte un auvent carré qui donne sur un caisson lumineux qui inonde le hall de lumière.

La caisse est centrale avec des panneaux d’affichage sur les murs de côté.

 

De manière générale, la salle reste intacte avec son balcon, ses escaliers d'accès et conserve des vestiges de 1913: le foyer aux têtes sculptées, le premier plafond décoré (qui sera dissimulé sous le faux-plafond). Il en ressort un style très dépouillé.

Le plafond de la salle est constitué de gorges lumineuses en vagues successives.  Les murs sont recouverts de panneaux sur des lambris.  Le cadre de l’écran est surmonté du coq, resté l’emblème de la firme Pathé.


 

 

 

Nom de la salle : PATHE PALACE –PATHE BOURSE

Adresse : bd. Anspach 85 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 28/10/1950

Date de fermeture : 15/01/1973

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 1 balcon : 803 places en parterre, 568 au 1er Balcon, soit un total de 1371 places.

Architecte :

Rie Haan

 

Evolution dans le temps :

Kladaradatsch 1999
TNB 2002


 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:22

En 1913, l'architecte Paul Hamesse est chargé par la société Pathé, dont l'emblème du Coq piqué au sommet de la façade principale symbolise toute l'autorité dans le milieu, de la conception d'un théâtre cinématographique.
L'élève de Paul Hankar réalise un chef-d'œuvre architectural et technique. Le programme complet comprenait brasserie, restaurant, salle de concert, cinéma et même un jardin d'hiver… dans lesquelles pourra s'exprimer toute la richesse du style Art nouveau géométrique.
 
Durant la première guerre mondiale, l'établissement fut convertit en salle de théâtre. En 1916, le temps d'un mois, il devient le Théâtre Angèle Van Loo, puis le théâtre de la Bourse jusqu'à l'Armistice en 1918.  Il reprend son nom originel par la suite.

 

Le cinéma est établi à l’emplacement d’un hôtel de ventes (ancien Casino de la Bourse) bâti en 1880.

D'une capacité totale de près de 1.600 places, le bâtiment s'articule autour d'une salle semi-elliptique à double galerie. L'entrée se fait par le boulevard, certes, mais aussi par la rue Van Praet où un foyer accueille le client dès le rez-de-chaussée.
Entièrement construit en matériaux ininflammables, le Pathé Palace recourt amplement au béton armé, au marbre, au métal et bénéficie d'une installation cinématographique assez complexe pour l'époque: il comprend trois cabines séparées, l'une pour les appareils, la deuxième pour les films et la troisième pour les transformateurs.
La salle elle-même se divise en 3 parties:
- l'avant, composé de fauteuils fixes de part et d'autre d'une allée centrale avec loges latérales.
- le parterre, composé de tables et fauteuils fixes vers la scène.
- l'arrière, en communication avec les foyers et bars, les tables et chaises libres où l'on peut assister au spectacle tout en sirotant une consommation dans une ambiance mauresque. Au bout du compte, près d'un tiers des sièges de la salle étaient munis de tables de consommation.
Deux balcons au profil arrondi ont leurs avancées jusqu'à proximité de la scène. Au premier étage, la galerie comporte un " bar rouge ", un fumoir et un foyer agrémenté d'une fontaine. Au second, un café, lui-même entouré d'une galerie, précède le balcon. Quant au sous-sol, il est généreusement pourvu de plusieurs bars.

La fosse d’orchestre pouvait contenir 40 musiciens. 

 

 

L'ajourement du bow-window et le pignon joliment ciselé appartiennent aux premières oeuvres Art Déco bruxelloises, style dans lequel Hamesse se montrera particulièrement habile.

Le bâtiment était garni d'une abondante décoration de peintures polychromes, de boiseries dorées, de marbre et de fer forgé inspiré de la Sécession viennoise et réalisées en grande partie par les frères Hamesse.

Le cadre de l'écran était orné de doubles colonnes surmontées de figures supportant une frise avec panneaux perlés.

 

Au début du siècle, le Pathé Palace est en quelque sorte précurseur des complexes actuels qui rassemble en un même endroit tout ce qu'il faut pour passer une bonne soirée entre amis : la brasserie-concert-cinéma, qui n'est autre que l'ultime aboutissement des croisements de plus en plus fréquents entre trois genres existants: le cinéma, le café-concert et le music-hall.

 

L’inauguration a lieu le 18 décembre 1913 par une fête de charité.

 

Les fameuses vitres en bow-window, aujourd'hui classées, étaient à l'origine destinées aux toilettes.

 

A l’époque du cinéma muet, les spectacle étaient permanents.  Au PP, ils se jouaient de 14h30 à 23h avec des séances toutes les 2 heures.  Avant le film, Pathé présentait la « Pathé Revue », un magazine filmé qui proposait des sujets divers et variés


 

 

 

Nom de la salle : PATHE PALACE

Adresse : bd. Anspach 85 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 16/06/1913

Date de fermeture : 1951

Nombre de salles et de places :

1 salle comportant deux balcons et une scène de 15m :

736 places en parterre, 330 au 1er Balcon, 541 au 2ème Balcon soit un total de 1607 places.

Architecte :

P.Hamesse

Evolution dans le temps :

Pathé Palace 1913
Théâtre Angèle Van Loo 1916
Théâtre de la Bourse 1918
Pathé Palace 1918

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:19

Le Pathé Palace pousse son dernier souffle en 1973.
Les cinéphiles s'effacent alors devant les machines à laver de Bauknecht qui installe son magasin dans le foyer du rez et ses parkings dans la grande salle.
Mais après 41 ans de sous-utilisation des lieux et d'abandon partiel, un nouveau projet voit enfin le jour. Une société limbourgeoise de production audiovisuelle entend recréer cette ambiance particulière des complexes culturels mêlant l'art cinématographique à l'art gastronomique. Kladaradatsch ! ... Pour la petite histoire, c'était le nom d'une revue allemande dans les années '50. Mais "Kladaradatsch!", cela veut aussi dire "grand spectacle" en yiddish. Un autre usage autorise encore son utilisation comme une sorte d'interjection qui invite à la fête, aux réjouissances. Le concept est séduisant mais, un an plus tard, le cinéma ferme ses portes définitivement suite à la faillite de la société.
Racheté en 2001 par la Communauté française de Belgique, le Klada - ou le Palace, c'est selon - abrite désormais, pour trois ans, les salles du Théâtre National de Belgique (TNB).
Ce dernier devrait à long terme investir de nouveaux locaux spécialement construits pour lui au Boulevard Jacqmain. Pendant ce temps, un groupe de travail intercabinet planche à la réaffectation à long terme du bâtiment en lieu culturel.

 

Alors que l'heure est au fonctionnalisme, l'ancienne et unique salle est cloisonnée, dans le respect de sa structure initiale, pour aménager trois lieux de projections: deux au rez de chaussée (70 et 150 places) et un à l'étage (350 places) né du prolongement du balcon apparu lors de la transformation de 1950.
Le hall du 1er étage avec les vitres bow-window classé est restauré à l'identique ainsi que les colonnes ornées de chapiteau de têtes dorées. L'architecte a réussi ainsi à concurrencer les styles art déco et néo-classique dont il a pu obtenir une harmonisation et un équilibre remarquable.

 

 

Pour le "Palace", Kladaradatsch ! utilise la même recette qu'à Anvers et Koersel : allier les projections à des espaces horeca pour que les spectateurs aient sous la main tous les ingrédients d'une sortie réussie. Voilà pourquoi la société limbourgeoise a racheté le "PP Café", créé côté rue Van Praet par Frédéric Nicolaï, dans le plus pur style art nouveau. Elle a complété cette brasserie branchée par un foyer d'entrée années 50 ouvert sur le boulevard Anspach. Relié au PP, l'espace d'accueil étanche les soifs et propose des petits plats.
Le public gravira les escaliers d'époque pour atteindre la caisse du premier, face à un hall classé et rénové à l'identique. Devant la salle principale, une buvette (encore !) s'acoquine avec un Errol Flynn de papier miraculé, comme d'autres trésors de guerre abandonnés : des projecteurs et un grand lettrage "Palace" bleu délavé. Sans oublier un majestueux foyer à la Titanic que les vitres du bow-window de la façade éclairent d'une lumière entre bleu et vert.

 

 

Nom de la salle : Kladaradatsch Palace

Adresse : bd. Anspach 85 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 01/02/1999

Date de fermeture : 31/12/1999

Nombre de salles et de places :

3 salles pour un total de 570 places :  Salle 1 : 350 places , Salle 2 : 150 places, Salle 3 : 70 places

Architecte :

Luc Cerulus
John Claisse pour les parties classées : façade, foyer et bow-window.

Evolution:

Kladaradatsch 1999
TNB 2002

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:06

 

Le 27 octobre 1922, on assiste à l'inauguration de l'Agora-Palace qui sera pendant dix ans le cinéma le plus énorme et le mieux équipé de Bruxelles. Seul le Métropole, ouvert en 1932, parviendra à le détrôner avec ses 3.000 places. 

Le cinéma est construit sur l’emplacement d’un célèbre et très ancien music hall : le Coffy.

Le Coffy était dès le 18ème.siècle, un café de grande renommée.  Il était à Bruxelles, ce que le Café Florian est à Venise !

Notez que vers 1711, le Coffy et la Monnaie appartenaient au même propriétaire.  A la belle époque, il devint music hall sous le mon de Concert Européen et puis c’est le cinématographe qui s’en empare dès le début du 20ème.

En 1935, afin de pouvoir se mesurer à une concurrence de plus en plus sévère, l'Agora est enfin autorisé à se signaler par un dispositif publicitaire qui lui avait toujours été interdit en vertu de l'ancienneté des façades. Vers la rue Marché aux Herbes, l'édifice est entièrement souligné par un cordon lumineux surmonté d'une enseigne, tandis qu'un panneau-néon ponctue la nuit de ses couleurs.

Cette année-là, il s’équipera, également, pour le cinéma sonore avec un nouvel écran et une nouvelle cabine.  Le nombre de places passe alors à 1984.

 

Pendant la guerre 40-45, il prendra la dénomination de « Soldaten Kino ».

 

En 1947, la salle est entièrement transformée pour des raisons évidentes de confort acoustique et il devient le Roosevelt. 

 

 

 

Cet impressionnant complexe envahit la majeure partie de l'îlot compris entre le Marché aux Herbes, le Marché aux Fromages et les rues des Eperonniers et de la Colline.  Notez que ces 3 entrées restent discrètes vu que les façades ne peuvent être modifiées en raison de leur proximité à la grand place.

 

 

 

A l'instar du Pathé-Palace, l'Agora PALACE est l'œuvre de Paul Hamesse qui semble bien s'être frotté à tous les programmes nouveaux du début du siècle. Abandonnant, ici, l'Art Déco au profit du style Louis XVI, la décoration, d'après une description fort tardive malheureusement, s'enjolive de treillages, de pilastres cannelés, de moulures, de niches et de statues, empreints de solennité.

Le cinéma est doté d’une fosse d’orchestre, de fauteuils « club » d’un salon de thé de 500 places.

La salle s'approprie la quasi-totalité de l'espace disponible; si les dégagements sont spacieux, nul foyer ne vient prélever le moindre mètre carré de superficie. A l'arrière, l'important parterre, divisé par une allée médiane, des loges et autres places assises sont réservées aux consommateurs selon un schéma cher aux brasseries-concerts des années dix, qui semble toujours en vogue puisque le futur Pathé-Marivaux adoptera lui aussi cette formule. L'établissement est pourvu de balcons presque droits. Il bénéficie d'un orchestre de quarante musiciens et de grandes orgues.

 


A l’époque du muet, les films se jouaient avec grand orchestre, chœurs et grandes orgues : tout un spectacle !

Dans un programme de 1927, on remarque que les séances sont proposées à 2h45, 5h40 et 8h35 et le prix variait entre 3 et 7 francs.


 

 

 

Nom de la salle : AGORA ou AGORA PALACE

Adresse : rue marché aux herbes 105,  rue de la colline 16-22 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture: 27/10/1922

Date de fermeture : 1946

Nombre de salles et de places : 1 salle avec 2 balcons, 1706 places en parterre, 518 sièges au 1er. Balcon et 663 au 2ème. Pour un total de 2887 places.

 Architecte :

Paul Hamesse
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 16:51

En 1974, l'ère des multisalles est à son apogée et l'Eldorado en subit les conséquences. L'unique salle de 2.705 places est divisée en plusieurs espaces afin de créer un étage supplémentaire et de permettre la réalisation de nouvelles salles.
L'Eldorado est alors jumelé à la salle voisine du " Scala ".
La division de l'espace dans le sens de la hauteur coupe sans hésiter à travers les immenses reliefs à la décoration africaniste dont la partie supérieure, encore visible, est à présent peuplée d'une flore déracinée et d'indigènes culs-de-jatte.



Un ensemble de 7 salles voit ainsi le jour pour le bonheur des exploitants mais contre tout respect architectural.

Entre 1977 et 1978, le complexe est à nouveau transformé.
Il est aménagé en un espace de 8 salles et le hall est une nouvelle fois modifié.
Le cinéma Eldorado fermera définitivement ses portes le 8 janvier 1991. Le groupe cinématographique français UGC, alors exploitant de l'Acropole et du City II, jure de renflouer l'Eldorado. Avec un chiffre d'affaires de plus de 150 millions d'€uros, UGC voulait se doter d'un vaisseau amiral dans la capitale de l'Europe.



 

La façade est réactualisée pour lui donné un caractère moderne. Au fond du hall, les films en cours sont présentés sur un immense panneau publicitaire. La caisse, en glace polie, se trouve au centre du hall.

 



Adresse :
place de brouckère 36 à 1000 Bruxelles

 

Date d'ouverture : 1974

Date de fermeture : 1991

Nombre de salles et de places :

 

Architecte : R. Schoreels

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 20:03

  

La première autorisation de bâtir un cinéma à l'emplacement actuel de l'Eldorado remonte, dans les archives de la ville, à l'année 1906. Le permis décrit ceci: " exécuter des changements dans l'intérieur de la propriété 36 place de Brouckère afin de transformer en salle pour spectacle cinématographique une partie de cet immeuble ".
Apparaît alors " Le Cinéma Américain ". Cette salle est littéralement incrustée dans les anciennes habitations; les fenêtres sont condamnées et les portes deviennent des sorties de secours. La salle prend alors la forme d'une banane, résultante du " collage " de différentes maisons. En 1915, le Cinéma Américain est rebaptisé " le Cinéma des princes ".

Englobant l'ancien Cinéma Américain, l'Eldorado est édifié par l'architecte Marcel Chabot pour le propriétaire du Cinéma de la Monnaie et du Victoria Palace, Monsieur Marlant.
Les transformations sont ambitieuses et s'étalent de 1931 à l'été 1933. Le nouveau cinéma occupe alors toute la profondeur de l'îlot délimité par la rue de Laeken et offre un très vaste hall, avec vestiaires et ascenseur, à l'arrière duquel se déploie la salle, d'une capacité de 3.000 places.

L'Eldorado constitue alors le contrepoint Art Déco du Métropole.

En 1938, L'Eldorado , à Bruxelles, est exploité par la société qui fit construire, à Anvers, le cinéma REX, considéré à juste titre comme l'un des plus parfaits d'Europe. Contrairement au  Rex, créé de toutes pièces, les remaniements de I'Eldorado portent essentiellement sur l'extérieur et les dégagements de l'établissement : façade et marquise, hall de publicité et guichets, foyer et vestiaire, escaliers vers les galeries, etc.,.

Dans l'esprit des protagonistes ces transformations avaient, avant tout, une utilité publicitaire. Il importait d'ouvrir vers la place de Brouckère une entrée si puissamment attractive qu'elle fixât irrésistiblement l'attention des passants. L'architecte Stynen choisit donc la plus large mesure.

Non seulement l'entrée 'nouvelle est monumentale, mais elle constitue vraiment un prolongement naturel de la place.

 

 

 

Les deux puissants piliers de soutènement sont parés de granilithe. et surmontés de gorges èclatantes tes. Le pilier d'avant porte une horloge électrique à cadran de cuivre oxydé.

Une rampe lumineuse trace une ligne étincelante à la base de la marquise. Le sommet de celle-ci, de face et sur les côtés, porte des enseignes dont les lettres métalliques sont illuminées par trais traits au néon, deux rouges et un bleu.

Le foyer est accordé à l'échelle de l'entrée. Au delà de ses portes vitrées l'on trouve un éclairage indirect permanent d'une bonne vertu décorative

Les particularités constructives de cette réalisation sont des plus sobres. L'ossature en béton de l'ancienne entrée et de ses halls a été remplacée par une ossature métallique exécutée à l'aide de profilés spéciaux.

Son montage, de même que celui de la charpente métallique de la marquise, fut exécuté en un temps minimum. 

Ajoutons que la hampe métallique qui surplombe sensiblement l'alignement assez régulier des constructions avoisinantes, porte une étamine publicitaire.

 

 

La ligne de conduite du décorateur était très simple: " flatter l'œil du spectateur, exalter son amour du beau, le transporter dans une ambiance pleine d'harmonie et avivée d'une chaleur telle, que le film présenté, semble l'être comme un joyau dans son écrin. "
Un large hall, pavé de mosaïque, s'ouvre sur la place de Brouckère; des montants, or et vert, supportent une marquise des mêmes tons. Du dehors, le passant peut apercevoir le hall intérieur, les larges escaliers aux rampes de métal. Une grande glace polie a été placée, pour la 2éme fois dans la façade d'un cinéma à Bruxelles.
Dotée de deux balcons, la salle arbore un type de décor très peu répandu à Bruxelles, puisqu'elle fait appel au goût 'africaniste'. De grands panneaux de stuc teinté d'or animent ses parois de motifs tirés de l'imagerie congolaise: buffles, éléphants, palmiers de toutes sortes, indigènes en pirogue, ... Des gorges lumineuses imitant le bronze achèvent de conférer à ce lieu une ambiance empreinte de richesse, de grandeur et de dépaysement un peu naïf. Son nom, lui-même, évoque les rêves et les délices d'une terre lointaine.


A gauche, face au vestiaire, une paroi reçut un panneau décoratif, en 1938,  de Van Vlasselaer, d'une technique impeccable. Il montre des arlequins et funambules aux silhouettes hardiment stylisées, peints dans une gamme plus soutenue, comme l'exigeait l'importance de la composition. Une moquette rouge couvre totalement le sol du foyer et des dégagements.

 

 





Adresse :
place de brouckère 36 à 1000 Bruxelles

 

Date d'ouverture : 1933

Date de fermeture : 1974

Nombre de salles et de places :

1 salle en forme de rectangle avec 2 balcons1.   1716 places en parterre,  646 au 1er. Balcon et 343 places au 2ème. Balcon pour un total de  2705 places assises.

 

Architecte :

Marcel Chabot pour l'aménagement en salle de cinéma en 1933.
Léon Stynen pour les transformations en 1938

 

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 18:31

Situé au n°55-57, le cinéma ROXY fut l'un des phares de la rue Neuve et eu son époque de gloire.

Déjà dans les années 1920, un cinéma existait à cet endroit sous le nom de « REGENT ».

Mais en 1933, l'architecte Quertainmont modifie considérablement la structure et construit un complexe intéressant : une salle composée de 2 balcons (+/-1700 places), une galerie composée de magasins de luxe au rez-de-chaussée et une brasserie en sous-sol « La Bodega ».  La cinéma prend sont entrée rue neuve et dispose d'une sortie de secours dans la rue aux choux.

 

 La façade de style art moderne est originale faite de granit avec un toit arrondi en tôle de cuivre.  La caisse du cinéma se trouve au fond de l'impressionnante galerie.  L'entrée du cinéma est commune avec la galerie et est en front de rue.  L'accès à la salle se faisait par 2 impressionnants escaliers.  La cabine technique se situait au niveau du premier balcon et l'écran était côté rue neuve.

 

 La façade est en marbre bleu belge.  Les murs de la salle sont lambrissés en triplex d'acajou poli.  Ils forment des plans superposés séparés par des rampes lumineuses.  Le plafond est également décorée de cette manière.

 

Une importante transformation le défigure en 1954.  L'impressionnant volume est réduit à hauteur du 2ème. Balcons par un faux plafond.  Mais une mezzanine est ajouté en partie sur le volume destiné aux annexes du cinéma. 

En fin dans les années '70, la parcellisation des salles fait son œuvre et l'architecte ferme la mezzanine et crée une deuxième salles.  La façade est redessinée pour pouvoir transformée la grande galerie du rez-de-chaussée en surface commerciale. La « Bodega » du sous-sol devient le sous-sol du magasin.  L'entrée du cinéma se fait toujours par la rue Neuve mais de côté par une porte latérale.  La façade est résolument moderne en inox.  Il devient alors « Studio - L'Etoile ». 

Quelques années plus tard, le 28/02/79 il change de nom pour le « Midi-Minuit »et présentera des films X. 

Depuis les années '90, le Théâtre des Martyrs a pris possession des lieux.  La salle a été adaptée au besoins du théâtre (cadre de scène, agrandissement de la scène, salles de répétition...).  L'entrée du théâtre se fait via la place des Martyrs.



Potins de spectateurs :

C'est au ROXY qu'à eu lieu la projection du premier «Fernandel » à Bruxelles, en 1934 avec « L'Ordonnance ».

C'est à ce moment là qu'il change de nom pour s'appeler « L'Etoile », le même nom qu'un café situé au coin de rue aux Choux.





Adresse :
rue Neuve 55-57 à 1000 Bruxelles

Date d'ouverture  : 1930

Date de fermeture : 1954

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 1 parterre et 2 balcons

Le parterre contenait 720 places avec  8 loges, le premier balcon entre 102 et 212 places avec  18 loges et enfin le deuxième balcons contenait 170 places pour un total d'un bon millier de places.

Architecte :

G. Quertainmont

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