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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 18:21

La façade ne paie pas de mine et pourtant, l’un des derniers cinémas pornos de la capitale n’a pas été voué toute sa vie au sexe !

Le cinéma pornographique LE PARIS, avec son voisin l’ABC (bd.A Max 152, plus haut vers la place Rogier), est un des derniers dinosaures de ce genre de cinémas très en vogue dans les années ‘60 et ’70.

Inauguré dans les années 1920, c’était  alors un petit cinéma de quartier qui portait le nom de cinéma MAJESTIC.

Dès le départ et jusqu'aujourd'hui le cinéma se compose d'une petite salle en un parterre (env 150 places) et d'un balcon  en 1/2 cercle de 70 places.  C’est en 1955 qu’un changement d’enseigne s’effectue pour devenir le MARIGNY(1955) après s'être appelé l'ELYSEE (1952). Cette salle projetait alors des films de deuxième exclusivité comme La Maison du Maltais  de Pierre Chenal avec Louis Jouvet.

Dans les années 1950, il prend définitivement l’enseigne du cinéma LE PARIS. C’est au cours des années 1960 qu’un bon nombre de cinémas de quartier, avec l’arrivée de la télévision, décident de programmer des films érotique afin d’assurer leur existence.

Il fermera quelques temps en 1992 pour réouvrir et proposer au public des projection vidéo dans les 2 salles, l'une dans le parterre et l'autre au balcon.  Il s'appelle maintenant le NEW PARIS.

Aujourd’hui, avec ses affiches sexy et ses deux salles d’une capacité totale de 180 fauteuils, le cinéma PARIS programme des valeurs sûres du genre, comme les productions de Marc Dorcel.  Il a la particularité d'être l'un des dernier si pas le dernier à présenter les films dans la salle initiale.

 

Adresse : bd. A. Max 62 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture : 1913

Date de fermeture : en activité


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Cette création par 7ARTLA asbl est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 Belgique.

l'entrée actuelle du cinéma et l'actrice Dora Doll lors d'un gala
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l'entrée actuelle du cinéma et l'actrice Dora Doll lors d'un gala

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:44

Adresse : rue Neuve 17 à 1000 bruxelles

 

Date d’ouverture : 1920

Date de fermeture : 1973

 

Le premier cinéma à l'entrée de la rue Neuve s'appelait le VICTORY. Il était spécialisé dans les westerns et les films de guerre. Il a été aménagé suite à la fermeture du LUTETIA PALACE, un des premiers cinémas du centre ville (1920), superbe grande salle (1200 places) au style Louis XVI.

Le LUTETIA PALACE est inauguré le 01/12/1927 en présence de la Princesse Marie-José (sœur du Roi) et proposait  le film de Cecil B. De Mille : « Le Roi des Rois ».

D’après les archives, la réouverture en ’27 proposait un service de qualité : une salle aérée et désodorisée, un service de taxi à la sortie et un personnel poli…tout ce qu’on rêverait aujourd’hui !

Notons encore que Joséphine BAKER y était venue présenter la « REVUE DE JOUR ».

Le VICTORY s’ouvre après la guerre en 1946 en l’honneur de la victoire sur l’envahisseur.

La salle n’arbore pas de style particulier.  Sobre et simple, elle compte 1000 fauteuils réparti en 1 parterre et 1 balcon.  C’est le célèbre architecte du monde du cinéma, R. AJOUX qui en dessinera les plans.

Les frères RAHM, exploitants connu sur la place, prendront en mains la vie du VICTORY.

Le gala d’ouverture, en présence du bourgmestre de l’époque présente « Les amours de Salomé » avec Yvonne de Carlo.

Il fermera ses portes en 1973, l’exploitant ne pouvait faire face aux dettes.

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 17:49

Adresse : rue de Maline 25 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture : 1937

Date de fermeture : 1983

 

Ce cinéma, à la façade moderniste, a été conçu par Victor Bourgeois et Maurice Gridaine en 1937 et construit sur le site du music-hall "Le Vieux Bruxelles » devenu le « Théâtre des Variétés ». Ce fut la première salle de spectacle à Bruxelles équipée d'un éclairage au néon, d'un toit mobile et d'une grande scène tournante.

Le projet prévoit d'utiliser la salle non seulement comme cinéma, mais également comme théâtre, notamment de variétés.

La façade montre que l'architecture des établissements de spectacles participe normalement de cet esprit de changement qui motive tant de dispositions intéressantes de leur architecture intérieure. Les larges entrées, la tour lumineuse à forte saillie, l'alignement de la large baie vitrée du cabaret de nuit.

L'habillage décoratif des murs est en staff. Celui du plafond, également en staff se présente sous forme de caissons accrochés à une charpente métallique légère. L'ensemble de ces dispositions rend la salle des Variétés pratiquement incombustible,

Le Proscénium est directement accessible et constitue vraiment une avant-scène utilisable pour les tours de chants.

Sa superficie peut être fortement agrandie par la mise à niveau du pla­teau de l'orchestre, celui-ci étant constitué par un élévateur pouvant être monté à la hauteur désirée afin de présenter les musiciens au pu­blic.

La décoration de la salle allie intimement les effets de courbes de couleur, de lumière en vue de créer de la chaleur et de l'optimisme. Les parois de staff pro­filées logent de nombreuses gorges lumineuses. Les caissons du plafond possèdent un éclairage dissimulé

Le ton lumi­neux de l'enduit général est exalté par le revêtement d'un beau velours rouge-orange des 2.400 fauteuils, tous placés de face

Signalons encore que la charpente métallique du toit de la salle comporte une partie ouvrante d'une superficie de 200 mètres carrés, qui permettra de jouer à ciel ouvert durant les périodes de chaleur. Ce dispositif fonctionne avec une précision et une régularité remarquables, son ouverture et sa fermeture successives s'opérant en deux minutes et demi.

En 1961, l'intérieur a été adapté au système CINERAMA qui exigeait trois salles de projection et un écran de grande dimension. C'est ainsi que le mur d'affichage et la tour latérale illuminée ont été cachés par des agrandissements qui les ont défigurés. 

Le « Variétés » est racheté en 1978 par le ministère des Affaires bruxelloises afin d'y organiser des manifestations culturelles. En 1983, le théâtre est fermé pour des raisons de sécurité et racheté par la Communauté française qui souhaite aujourd'hui le vendre.

 

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le détail d'une des parties coulissantes

 

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la salle aujourd'hui...

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 17:44

Adresse : rue Fossé aux loups 10 - 1000 Bruxelles

 

Date d’ouverture : 1926

Date de fermeture : 1991

 

Le cinéma est construit 1926 à la place d’un restaurant à 2 pas de la place De Brouckère. Gaston IDE architecte de renom sur Bruxelles dessine la salle et la façade dans un style Art Déco.  La façade, seul témoin de l’époque fait référence aux caractéristiques de ce style : un auvent avec le nom au centre, des volutes et quelques motifs exotiques.  La salle compte 770 sièges avec un balcon. 

Une salle de bal est construite en sous sol sur toute la surface du bâtiment.  Le « BROADWAY » fera fureur comme dancing durant de nombreuses années.  A l’époque, le quartier regorge de cabaret et lieux de fête notamment le théâtre de la Gaité. 

En 1931, le cinéma est racheté par la MGM comme le QUEENS HALL situé porte de Namur.  Evidemment, il deviendra le cinéma des grands films US des années de gloire du cinéma américain : QUO VADIS, SINGING IN THE RAIN….

Dans les années ’80, il sera divisé en 2 salles et sera reconverti en cinéma porno.

Il fermera définitivement ses portes en 1991.

Quelques années plus tard, la façade fut restaurée et le bâtiment acceuille aujourd’hui une salle de jeux.

 

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 16:07

 

logo-arenberg.jpgLa question est forte: le Cinéma Arenberg est mis au pied du mur et voit son existence même mise en péril.

La situation:

- le bail du Cinéma Arenberg se termine le 31 décembre 2011.

- le Cinéma Arenberg a des dettes de loyer.

- le propriétaire, les Galeries Royales Saint Hubert, refuse de renouveler le bail et se propose de

céder le lieu à un autre projet.

 

Dans un premier temps la Ville de Bruxelles, par la voix de l’Echevin Philippe Close et du Chef de Cabinet du Bourgmestre, Gilles Delforge, a tenté de négocier une reprise du bail par la Ville. Cette solution ne semble pas rencontrer les préoccupations actuelles du propriétaire. La situation est en voie de blocage. Est-il «en droit»? Oui, le droit est de son côté! Est-ce moralement et politiquement

acceptable? Non!

Car le Cinéma Arenberg ce n'est pas seulement deux écrans et un lieu, c'est un «centre culturel cinématographique», un projet basé sur des valeurs portées par une action culturelle. Les pouvoirs publics ont investi pendant plus de 25 ans dans ces valeurs, ce projet. Peut-on imaginer qu'ils ont investi «sans return», en pure perte ? Car aujourd'hui c'est bien la stricte règle du marché qui fait trembler sur ses bases le projet.

Le Cinéma Arenberg considère que cela revient à «privatiser et confisquer un projet culturel» et à accélérer la marchandisation de la Culture. Parlant d’un projet et de ses valeurs, que sera, en cas d’échec, le coût social d’un tel naufrage?

Le Cinéma Arenberg lance un appel aux Pouvoirs Publics pour qu’ils entament des négociations avec le propriétaire. Le Cinéma Arenberg fait partie du patrimoine culturel bruxellois, il faut le sanctuariser dans les galeries de la Reine en attendant d’autres développements.

L’Arenberg a un passé mais a aussi des projets d’avenir.

L’Arenberg vient de terminer, avec le soutien de BELIRIS, (service public fédéral pour Bruxelles) une étude de faisabilité architecturale pour une implantation sur le site des Anciennes Brasseries Wielemans Ceuppens d’un «centre de cinémas» comprenant: 5 salles de cinéma, des salles à usages multiples dédiées à la formation et à l’éducation, une brasserie, des locaux administratifs et un parking.

Il est urgent aujourd’hui que, dans la négociation, le Cinéma Arenberg puisse trouver avec ses différents partenaires, des solutions pérennes pour assurer un futur à un projet culturel historique et emblématique en Région Bruxelloise,

Aujourd'hui, le ciel ne s'est toujours pas éclairci pour l'Arenberg et la situation semble bien bloquée...

Ces dernières semaines, la presse annonçait la reprise à partir du 01/01/2012 du complexe par le bruxellois Henry de Gerlache et ce autour un projet culturel bien différend de ce que l'on connaît aujourd'hui.  L'avaneir nous éclairera...

lire plus sur la pétition de l'ARENBERG

 

 
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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 16:30

Depuis 1913, une salle de spectacle existait aux étages des numéros 7 à 15. Le propriétaire de l'époque, Mme Smedt, avait promis au bourgmestre de ne jamais y donner de représentation de cinéma. Pourtant, en 1920, l'architecte Jean De Ligne transforma le lieu de concert en une petite salle obscure de 600 places. Le «Cinéma de la Monnaie» était né. En 1939, il changea son nom en «Studio Étoile», puis en «Cinéma de l'Écuyer», avant de fermer ses portes à la fin des années 60.  Le directeur de l'Opéra national, Maurice Huysmans, transforma ensuite le cinéma en salle de musique de chambre, sans défigurer son architecture intérieure. Sous Gérard Mortier, l'endroit fut converti en salle de répétition des chœurs, avant que la société immobilière Pierre Ier ne mette fin au contrat de location en 1991.  Ce n’est que quelques années plus tard (2003) que la Ville octroiera le permis de bâtir pour la construction du vaste ensemble immobilier actuel qui comprend des logements et des bureaux.  Les façade dans la rue de l’Ecuyer (n°34 à côté de la droguerie) subsiste et est le seul vestige de l’exploitation cinématographique des années 1920.

 

 

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façade actuelle restaurée de 1920 ©Ken Roe - merci à A. Bette

 

 


RENSEIGNEMENTS
Adresse:rue de l'Ecuyer n°34 (à côté de la droguerie)
Google Map: Cinéma ECUYER (facade restaurée 1920)

Date ouverture: 1921
Date fermeture: 1967
Liens: 

 

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 16:30

 

L’ancien cinéma MARIVAUX au boulevard A. Max apparaît comme une pièce maîtresse des salles de cinéma bruxelloises.

Idéalement situé à quelques pas du quartier de ‘loueurs’ ou distributeurs de films, la société française PATHE décide au début du siècle dernier de remodelé profondément l’ilot situé entre la rue Saint-Pierre et le boulevard du Nord (nom donné avant 1918 au boulevard  A. Max).  L’espace utilisé comportait, depuis quelques années, 2 espaces dédiés au cinéma bien connu des bruxellois : LE THEATRE DU CINEMATOGRAPHE et le ROYAL NORD CINEMA.

Une belle et grande salle de cinéma est construite (permis de bâtir en 1922 et construction en 1924) selon les plans de l’architecte G. Hubrecht.  Elle répond aux attentes des spectateurs de l’époque : plus de 1500 places avec un parterre et 2 balcons.  Le parterre est précédé d’une zone de consommation.

La salle est de style Art Déco.  La façade se compose d’une belle marquise surmontée des lettres MARIVAUX.  La façade actuelle est la restauration à l’identique de la façade de 1924.  Notons encore que la façade arrière (rue Saint-Pierre) présente des éléments intéressant de style Art Nouveau.

Cette construction s’inscrit dans le début d’un développement de lieux de vision des films qui apparaissait, à l’époque, comme une attraction innovante.

Dès cette époque, le MARIVAUX présentera des films en exclusivité et sera gérée par la firme PATHE et ce, avec son grand frère, le PATHE PALACE (bd. Anspach).

De nombreux galas ont permis à la salle de voir défiler les plus grandes gloires du 7ème. Art de l’époque.

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Affiche de film des années'20 ©AVB

 

Les premières transformations se font dans les années ’60 suite au changement des habitudes des spectateurs.

Lire plus...

Dans les années ’70, plusieurs transformations porteront le nombre de salle à 7.

 

En 1991, suite à l’apparition du KINEPOLIS, la société PATHE décide de se retirer du marché belge et le MARIVAUX fermera ses portes.

L’espace, laissé en état, sera utilisé comme décor de tournage pour le film MINA TANNEBAUM quelques années plus tard.  

Un projet de rénovation sera étudié mais laissé dans les cartons : BRUXELLES LUMIERE.

 

Enfin, sous l’impulsion de l’hôtel VENDOME, son voisin, il fera l’objet d’une vaste réhabilitation, en plusieurs phases.  Un centre de congrès verra le jour au début des années 2000.  La façade et le hall d’entrée seront restaurés impeccablement avec l’aide de la Région (classement comme monument en 1988).

Seuls les noms des salles et la façade témoignent du glorieux passé du lieu.

 

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  publicité du film LE SILENCE EST D'OR en 1947 ©coll 7ARTLA

  

 

 


RENSEIGNEMENTS
Adresse:  bd. A. Max 104 à 1000 Bruxelles
Google Map link
 
Date ouverture: 1922
Date fermeture: 1991
Liens:  Hôtel et centre de congrès VENDOME-MARIVAUX 

 

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 16:30

Bâtie à la fin du 19e siècle, il s’agissait d’une coquette salle de 390 places avec gradins, scène, grands rideaux, à laquelle on avait ajouté une fosse d’orchestre. Coincé entre plusieurs tavernes, théâtres, salles de spectacles et de concerts aujourd’hui disparus, ce cabaret pourvu de l’un des plus beaux orgues de Bruxelles devint théâtre de vaudevilles. Il répondit successivement aux noms de Maison du Rire (1907), Cinéma Mondain (1908), Théâtre du Bois Sacré (1911) et Théâtre des Capucines (1919), sur les plans de l’architecte G. Hubrecht, avant d’être transformé (on mit les toilettes à la place des loges, la cabine de projection au sommet du balcon...).

C’est en 1936 que les architectes Blomme effectuent les plus grandes transformations pour ouvrir le STUDIO ARENBERG. 

 

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la facade et la salle du cinéma en 1936 après les transformation de Blomme. ©Batir 1936

 

Animé successivement par un ingénieur fou, un critique de cinéma, un chanoine communiste, jumelé un moment avec un bistrot de la rue des Bouchers, le Studio faillit devenir dans les années 60 un club pour officiers de l’OTAN. Il évita de justesse cette catastrophe pour être repris par un distributeur de films, également gérant des salles Twins au Passage 44. Les caves sont alors agrandies pour y installer un "club de cinéphiles", soit une buvette où sont organisées rencontres et débats avec des réalisateurs. Moins de vingt ans plus tard il est enfin repris par Cinélibre, également distributeur de films qui géra également le Cinéma des Galeries-Arenberg. En 1977 la grande salle ne compte plus que 160 sièges, et le balcon disparaît pour laisser place à une seconde salle de 70 places, ce qui permet de prolonger les films à l’affiche. 

 

Après l’acquisition du bâtiment par la KredietBank, le bail de Cinélibre n’est pas réengagé. Le 28 mai 1987, la salle de cinéma de la rue d’Arenberg doit fermer ses portes. Elle est alors totalement démantelée, remettant involontairement à jour la fosse d’orchestre et le balcon originaux. Mais au lieu d’être réaffectée à des bureaux, son nouveau propriétaire change ses plans et ne l’utilise que pour entreposer de vieux meubles !

 

Au terme de ces 10 années de gâchis, la KB consentit pour la création du Nova à signer une convention d’occupation précaire des lieux. La salle fut réaménagée et rééquipée en quelques semaines à peine par une équipe issue de 23 collectifs citoyens. Le Nova en a disposé gratuitement jusque fin 2000. Quelques loyers et trois changements de propriétaire plus tard, il est toujours dans les murs !

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  la cabine du NOVA en 1997

  

 

 


RENSEIGNEMENTS
Adresse:  rue d'Arenberg 3 - 1000 Bruxelles
 Google Map link
 
Date ouverture: 1936
Date fermeture: en activité
Liens:  Cinema NOVA

 

 

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 20:52

SPLENDID - CINEAC – CINEAC NORD – CINE NORD

 

Adresse : bd. Adolphe Max 152 – 1000 Bruxelles

 

Date d’ouverture : 1920

Date de fermeture : 1993

 

 

cineac_facade-1932-Fonds-Eldorado.jpgLa transformation du Cinéma Splendid a constitué un véritable défi pour les architectes. En effet, le problème consistait à transformer une salle existante connue comme l'une des plus mauvaises de Bruxelles en un temps très limité et avec un faible budget.
Entre 1935 et 1940, les salles d'actualités, dont la chaîne Cinéac est le représentant le plus connu, bouleversent encore la physionomie du cinéma bruxellois. Né du parlant, le cinéma d'actualités correspond au besoin d'une époque et disparaît lorsque la télévision assouvit largement cette quête.  Destiné non pas aux loisirs mais au comblement d'une plage d'attente, le cinéma d'actualités est un lieu anonyme qui propose, pour un prix modique, l'histoire quotidienne de l'humanité sous une forme journalistique pure. Le spectateur ne fait que passer, la projection se poursuit sans la moindre interruption grâce au fonctionnement entièrement automatique des machines. La circulation doit donc se faire dans le plus grand silence, la vision et l'audition ne tolèrent aucune imperfection.

A l'époque des multisalles, le Cinéac n'échappera pas à la folie du factionnalisme et sera divisé en trois salles. Il sera, par la même occasion, rebaptisée Ciné Nord.

Il terminera sa vie comme cinéma pour adultes.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:34

Le Cinéma Marivaux, issu du théâtre Marivaux, est né en 1967 d'après les plans de l'architecte Rie Haan. Ce dernier avait déjà mené les travaux de modification du Marivaux en 1950. Le principe qui le guide ici est de diviser l'espace de la salle d'origine et du balcon en deux salles plus petites. Un principe qui vise une meilleure rentabilité du terrain et qui sera suivi par d'autres salles bruxelloises. Six mois ont été nécessaires pour réaliser les travaux de transformation de l'établissement.
Après démolition du balcon et des ailes de la mezzanine, deux nouvelles salles sont été crées et dénommées " Marivaux 1 " et " Marivaux2 ".
A partir de 1972, le morcellement des salles fait apparaître une succession d'espaces réservés à des séances de moins de 100 personnes. Il comportera 7 salles au total.

 

 

La façade constituée d'un auvent avec l'inscription MARIVAUX remplace la marquise de 1924.
facade marivaux 1976Le Marivaux 1, la plus grande des deux salles, compte 1.200 places réparties entre l'orchestre et l'ancienne mezzanine élargie. A l'emplacement du second balcon, qu'il démolit, Rie Haan construit en 1967, la deuxième salle à gradins où sont implantés 600 fauteuils-club. Le Marivaux 2 a donc été construit dans la partie haute de l'établissement.salle
Très spacieuse, cette salle maintient le léger berceau du plafond. La scène a elle aussi été conservée.

 

 

Le complexe est traité dans les tonalités vieil or, vert empire, rehaussées de boiseries en palissandre de Rio. De grandes surfaces permettent d'équiper le cinéma d'un nombre suffisant de pièces secondaires. Une série de foyers, bureaux, remises, sanitaires se trouvent au détour des couloirs. Le hall est entièrement modernisé : dallage de marbre et revêtements muraux en Palissandre de Rio.
hall salle


Adresse : bd A. Max 104-106 à 1000 Bruxelles.

 

Date d’ouverture  : 21/04/1967

Date de fermeture : 30/04/1991

 

Nombre de salles et de places :

2 salles en 1967 (à la réouverture)

1.200 places dans la Marivaux 1

700 places dans la Marivaux 2

à partir de 1972, le complexe comptera 7 salles.

 

Architecte :

1967 Rie Haan





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