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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 20:32



Le Marignan prend la place de la « Maison des Brasseurs » où une salle des fêtes occupait déjà tout le premier étage. Il est intéressant de noter que c'était déjà à cet endroit, en 1905, que les habitants de la commune assistèrent aux premières projections cinématographiques.
Le Marignan devient donc, à peine un an après le Mirano, le deuxième cinéma dans la même rue, la chaussée de Louvain.  Le cinéma s'ouvre le 11 juin 1959.

Il accueillera, en première mondiale, le procédé révolutionnaire de l'époque: le Super Héraclorama.
 Tous les films sont projetés sur un écran géant de 180° et recréent en quelque sorte un relief virtuel.

 

Selon ses plans, l'entrée s'inscrit au fond d'un dégagement à front de rue sous un épais auvent de béton renforcé par deux colonnes en béton. La progression jusqu'à l'entrée se fait en entonnoir, ce qui l'assimile au style caractéristique des cinémas des années '50: dépouillement et fonctionnalité.

 

 

La décoration de la salle est sobre et fait référence tantôt à la ville, tantôt à la bataille de Marignan. Ainsi, sous le plafond peint de l'auvent, des tubes néons dessinent une fleur de lys.

On aperçoit derrière le vitrage la petite caisse cylindrique d'époque.  Sa base cannelée trahit une influence des grands styles français.  L'enseigne rose pale intégre une épée dressée et un blason à fleur de lys, référence à la célèbre bataille qui donna son nom au cinéma.

 

Une caravane composée de célèbre « 2 CV Citroën » avait parcouru les grandes artères de la commune en guise de caravane publicitaire pour le film d'ouverture : « Madame et son auto » avec Sophie Desmaret.  Les voitures se sont rangées devant le cinéma.

 

En 1963, le cinéma accueille le procédé de vision révolutionnaire pour l'époque :  « le super heraclorama ».  Un écran spécial à forte courbure (180°) avec un objectif spécial transforme les images en une sorte de 3ème. Dimension.  L'écran faisait 6 m de haut sur une longueur déployée de 20 m.

C'est le fameux « West Side Story » avec N. Wood et G. Chakiris qui eu la primeur de l'événement.

 

Après la fermeture du cinéma, la salle a été occasionnellement louée à l'INSAS pour des cours de mise en scène.

Enfin, en 1996, il sera réaffecté en salles polyvalentes.  La façade d'origine a été préservée et protégé par un voile de verre.



Adresse :
ch. de Louvain 33 à 1210 St Josse ten Noode

 

Date d'ouverture : 11/06/1959

Date de fermeture : 23/05/1979

 

Nombre de salles et de places :1 salle de 500 places

 

Architecte : G. rousseau et A. Meuleman


Situation actuelle: link  et quelques vues de la salle actuelle.

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 16:51

En 1974, l'ère des multisalles est à son apogée et l'Eldorado en subit les conséquences. L'unique salle de 2.705 places est divisée en plusieurs espaces afin de créer un étage supplémentaire et de permettre la réalisation de nouvelles salles.
L'Eldorado est alors jumelé à la salle voisine du " Scala ".
La division de l'espace dans le sens de la hauteur coupe sans hésiter à travers les immenses reliefs à la décoration africaniste dont la partie supérieure, encore visible, est à présent peuplée d'une flore déracinée et d'indigènes culs-de-jatte.



Un ensemble de 7 salles voit ainsi le jour pour le bonheur des exploitants mais contre tout respect architectural.

Entre 1977 et 1978, le complexe est à nouveau transformé.
Il est aménagé en un espace de 8 salles et le hall est une nouvelle fois modifié.
Le cinéma Eldorado fermera définitivement ses portes le 8 janvier 1991. Le groupe cinématographique français UGC, alors exploitant de l'Acropole et du City II, jure de renflouer l'Eldorado. Avec un chiffre d'affaires de plus de 150 millions d'€uros, UGC voulait se doter d'un vaisseau amiral dans la capitale de l'Europe.



 

La façade est réactualisée pour lui donné un caractère moderne. Au fond du hall, les films en cours sont présentés sur un immense panneau publicitaire. La caisse, en glace polie, se trouve au centre du hall.

 



Adresse :
place de brouckère 36 à 1000 Bruxelles

 

Date d'ouverture : 1974

Date de fermeture : 1991

Nombre de salles et de places :

 

Architecte : R. Schoreels

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 20:03

  

La première autorisation de bâtir un cinéma à l'emplacement actuel de l'Eldorado remonte, dans les archives de la ville, à l'année 1906. Le permis décrit ceci: " exécuter des changements dans l'intérieur de la propriété 36 place de Brouckère afin de transformer en salle pour spectacle cinématographique une partie de cet immeuble ".
Apparaît alors " Le Cinéma Américain ". Cette salle est littéralement incrustée dans les anciennes habitations; les fenêtres sont condamnées et les portes deviennent des sorties de secours. La salle prend alors la forme d'une banane, résultante du " collage " de différentes maisons. En 1915, le Cinéma Américain est rebaptisé " le Cinéma des princes ".

Englobant l'ancien Cinéma Américain, l'Eldorado est édifié par l'architecte Marcel Chabot pour le propriétaire du Cinéma de la Monnaie et du Victoria Palace, Monsieur Marlant.
Les transformations sont ambitieuses et s'étalent de 1931 à l'été 1933. Le nouveau cinéma occupe alors toute la profondeur de l'îlot délimité par la rue de Laeken et offre un très vaste hall, avec vestiaires et ascenseur, à l'arrière duquel se déploie la salle, d'une capacité de 3.000 places.

L'Eldorado constitue alors le contrepoint Art Déco du Métropole.

En 1938, L'Eldorado , à Bruxelles, est exploité par la société qui fit construire, à Anvers, le cinéma REX, considéré à juste titre comme l'un des plus parfaits d'Europe. Contrairement au  Rex, créé de toutes pièces, les remaniements de I'Eldorado portent essentiellement sur l'extérieur et les dégagements de l'établissement : façade et marquise, hall de publicité et guichets, foyer et vestiaire, escaliers vers les galeries, etc.,.

Dans l'esprit des protagonistes ces transformations avaient, avant tout, une utilité publicitaire. Il importait d'ouvrir vers la place de Brouckère une entrée si puissamment attractive qu'elle fixât irrésistiblement l'attention des passants. L'architecte Stynen choisit donc la plus large mesure.

Non seulement l'entrée 'nouvelle est monumentale, mais elle constitue vraiment un prolongement naturel de la place.

 

 

 

Les deux puissants piliers de soutènement sont parés de granilithe. et surmontés de gorges èclatantes tes. Le pilier d'avant porte une horloge électrique à cadran de cuivre oxydé.

Une rampe lumineuse trace une ligne étincelante à la base de la marquise. Le sommet de celle-ci, de face et sur les côtés, porte des enseignes dont les lettres métalliques sont illuminées par trais traits au néon, deux rouges et un bleu.

Le foyer est accordé à l'échelle de l'entrée. Au delà de ses portes vitrées l'on trouve un éclairage indirect permanent d'une bonne vertu décorative

Les particularités constructives de cette réalisation sont des plus sobres. L'ossature en béton de l'ancienne entrée et de ses halls a été remplacée par une ossature métallique exécutée à l'aide de profilés spéciaux.

Son montage, de même que celui de la charpente métallique de la marquise, fut exécuté en un temps minimum. 

Ajoutons que la hampe métallique qui surplombe sensiblement l'alignement assez régulier des constructions avoisinantes, porte une étamine publicitaire.

 

 

La ligne de conduite du décorateur était très simple: " flatter l'œil du spectateur, exalter son amour du beau, le transporter dans une ambiance pleine d'harmonie et avivée d'une chaleur telle, que le film présenté, semble l'être comme un joyau dans son écrin. "
Un large hall, pavé de mosaïque, s'ouvre sur la place de Brouckère; des montants, or et vert, supportent une marquise des mêmes tons. Du dehors, le passant peut apercevoir le hall intérieur, les larges escaliers aux rampes de métal. Une grande glace polie a été placée, pour la 2éme fois dans la façade d'un cinéma à Bruxelles.
Dotée de deux balcons, la salle arbore un type de décor très peu répandu à Bruxelles, puisqu'elle fait appel au goût 'africaniste'. De grands panneaux de stuc teinté d'or animent ses parois de motifs tirés de l'imagerie congolaise: buffles, éléphants, palmiers de toutes sortes, indigènes en pirogue, ... Des gorges lumineuses imitant le bronze achèvent de conférer à ce lieu une ambiance empreinte de richesse, de grandeur et de dépaysement un peu naïf. Son nom, lui-même, évoque les rêves et les délices d'une terre lointaine.


A gauche, face au vestiaire, une paroi reçut un panneau décoratif, en 1938,  de Van Vlasselaer, d'une technique impeccable. Il montre des arlequins et funambules aux silhouettes hardiment stylisées, peints dans une gamme plus soutenue, comme l'exigeait l'importance de la composition. Une moquette rouge couvre totalement le sol du foyer et des dégagements.

 

 





Adresse :
place de brouckère 36 à 1000 Bruxelles

 

Date d'ouverture : 1933

Date de fermeture : 1974

Nombre de salles et de places :

1 salle en forme de rectangle avec 2 balcons1.   1716 places en parterre,  646 au 1er. Balcon et 343 places au 2ème. Balcon pour un total de  2705 places assises.

 

Architecte :

Marcel Chabot pour l'aménagement en salle de cinéma en 1933.
Léon Stynen pour les transformations en 1938

 

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 18:31

Situé au n°55-57, le cinéma ROXY fut l'un des phares de la rue Neuve et eu son époque de gloire.

Déjà dans les années 1920, un cinéma existait à cet endroit sous le nom de « REGENT ».

Mais en 1933, l'architecte Quertainmont modifie considérablement la structure et construit un complexe intéressant : une salle composée de 2 balcons (+/-1700 places), une galerie composée de magasins de luxe au rez-de-chaussée et une brasserie en sous-sol « La Bodega ».  La cinéma prend sont entrée rue neuve et dispose d'une sortie de secours dans la rue aux choux.

 

 La façade de style art moderne est originale faite de granit avec un toit arrondi en tôle de cuivre.  La caisse du cinéma se trouve au fond de l'impressionnante galerie.  L'entrée du cinéma est commune avec la galerie et est en front de rue.  L'accès à la salle se faisait par 2 impressionnants escaliers.  La cabine technique se situait au niveau du premier balcon et l'écran était côté rue neuve.

 

 La façade est en marbre bleu belge.  Les murs de la salle sont lambrissés en triplex d'acajou poli.  Ils forment des plans superposés séparés par des rampes lumineuses.  Le plafond est également décorée de cette manière.

 

Une importante transformation le défigure en 1954.  L'impressionnant volume est réduit à hauteur du 2ème. Balcons par un faux plafond.  Mais une mezzanine est ajouté en partie sur le volume destiné aux annexes du cinéma. 

En fin dans les années '70, la parcellisation des salles fait son œuvre et l'architecte ferme la mezzanine et crée une deuxième salles.  La façade est redessinée pour pouvoir transformée la grande galerie du rez-de-chaussée en surface commerciale. La « Bodega » du sous-sol devient le sous-sol du magasin.  L'entrée du cinéma se fait toujours par la rue Neuve mais de côté par une porte latérale.  La façade est résolument moderne en inox.  Il devient alors « Studio - L'Etoile ». 

Quelques années plus tard, le 28/02/79 il change de nom pour le « Midi-Minuit »et présentera des films X. 

Depuis les années '90, le Théâtre des Martyrs a pris possession des lieux.  La salle a été adaptée au besoins du théâtre (cadre de scène, agrandissement de la scène, salles de répétition...).  L'entrée du théâtre se fait via la place des Martyrs.



Potins de spectateurs :

C'est au ROXY qu'à eu lieu la projection du premier «Fernandel » à Bruxelles, en 1934 avec « L'Ordonnance ».

C'est à ce moment là qu'il change de nom pour s'appeler « L'Etoile », le même nom qu'un café situé au coin de rue aux Choux.





Adresse :
rue Neuve 55-57 à 1000 Bruxelles

Date d'ouverture  : 1930

Date de fermeture : 1954

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 1 parterre et 2 balcons

Le parterre contenait 720 places avec  8 loges, le premier balcon entre 102 et 212 places avec  18 loges et enfin le deuxième balcons contenait 170 places pour un total d'un bon millier de places.

Architecte :

G. Quertainmont

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 18:00

Tout comme son voisin, l'Acropole, le haut de la ville acceuille au début du 20ème. Siècle une salle de spectacle qui se transformera dès 1919 en cinéma.

En 1956, se font les premières transformations pour modifier l'entrée ainsi que placer un panneau publicitaire en façade.

Le 24/02/1984, le feu a pris naissance, probablement à cause d'une cigarette non éteinte, dans un canapé à 2 places situé dans le hall.  L'incendie fera 5 victimes.

Le complexe sera reconstruit à l'identique et englobé dans son voisin : « l'Acropole ».

Notons, qu'à l'époque le cinéma faisait partie de la société « Cinémas des Galeries » avec le cinéma des Galeries (2 salles).

 

En 1984, les 4 salles seront englobée dans « l'Acropole » et gérés par l'UGC.

 

Adresse : av. de la Toison d'Or 8 à 1050 bruxelles

 

Date d'ouverture  : 1919

Date de fermeture : incendie en 1984, fusion avec l'Acropole en 1985

 

Nombre de salles et de places :

1919 : une salle en 2 balcons de 755 places

1965 : 2 salles de 471 et 223 places 

1982 : 4 salles

La plus grande des 2 salles est divisée (parterre et balcon sont aménagée en salle autonome). Une quatrième salle est aménagée à l'étage de l'immeuble voisin. 

1984 : reconstruction après incendie en 4 salles : 1 :194 pl - 2 :187 pl, - 3 :113 pl, - 4 :115 pl

 

Architecte :

1919 Gaston Ide

1965 W. Bade et J.Rouvez

1984 : R. Schoreels

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:46

Ouvert dès le début du siècle, le théâtre « Le Trocadéro » fera les beaux jours de la vie mondaine bruxelloise.  Dès 1930, la salle, forte de 1500 places, laissera sa place au cinéma bien connu : l'ACROPOLE.


Le groupe UGC s'y intéresse en 1984.  L'Acropole comme ses collègues (Le Capitole, Le Roy, ou l'Arenberg) est alors géré par le groupe Putzeis.  Les 2 groupes, alors liés par des accords de programmation, fusionnent et UGC devient exploitant de l'Acropole et du Capitole, son voisin.

En 1985, après l'incendie dramatique du Capitole, ses 2 salles sont intégrées au complexe de la galerie sous le nom unique de « ACROPOLE » avec les 2 adresses que l'on connaît aujourd'hui, la galerie et la promenade.  Le cinéma se compose alors  de 11 salles pour 2507 sièges. 


En 1989, la plus grande salle est rénovée et adaptée aux standards de qualité UGC et s'appellera désormais : salle PRESTIGE de 540 places en gradins. La salle Prestige est entièrement équipée de nouvelles techniques, système sonoreHD, écran géant, espace aéré pour le public (on peut allonger ses jambes, nouvelles couleurs pour les tissus, foyer agrandiCette rénovation répond à l'infrastructure parfaite développée, à l'époque par Kinépolis.  Ugc veut alors concurrencer le monstre du Heyzel d'un point de vue technique avec un leitmotiv : « le cinéma est et reste le ciné dans la ville » dixit R. Fauvel (Directeur UGC). 


Ce sera le début d'une longue et réussie métamorphose.

En 1999, il devient UGC Toison d'Or avec 14 salles (10 dans la galerie et 4 dans la promenade) et 3000 sièges.

Potins de spectateurs:

  • Entre 1985 et???, le cinéma accueillera les célèbres «Petits déjeuners du cinéma» de la rétine de Plateau. Un piano, des sièges douillets, du café et des croissants chauds vous tendaient les bras...
  • Braquage à l'Acropole le 02/01/1987, 3 truands s'emparent de 2.7 millions de francs...
  • En 1989, UGC met les petits plats dans les grands pour la soirée inaugurale de la salle Prestige: extrait du dernier James Bond (T. Dalton) et avant première du remake de 'Cousin, cousine' de Tacchella, la version US de J. Schumacher 'Cousins'

 

Adresse : avenue de la Toison d'Or 8(promenade) et av de la Toison d'Or 17(galerie) à 1050 Bruxelles

 

Date d'ouverture  :1984

Date de fermeture : en exploitation sous le nom "UGC Toison d'Or"

 

Nombre de salles et de places :

1984/85         9 salles (galerie : 5 + promenade : 4 issues de la reprise du Capitole après l'incendie de 1984) 

1988               11 salles        2507 sièges (7 galerie + 4 promenade) construction de 2 salles dans la galerie            

1989               11 salles        2507 sièges  rénovation salle 1 à 'Acropole Prestige'

1994               11 salles        2507 sièges  modification du hall de la galerie + modification des guichets de la promenade

 

Architecte :

R. Schoreels - Quatr'a

R. Cattani

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 19:43

G. Van Vlasselaer, propriétaire également du CENTURY et du SAVOY à Saint Josse est à la tête des CINE de ST JOSSE  et apparait comme des figure de proue de l'exploitation cinématographique dans la commune.

En 1951, il veut voir plus grand avec l'aide de l'architecte Ajoux.   Il modifie l'ancienne salle.  On peut imaginer que peu de modifications ne furent donnée à la salle par rapport à la façade. 

La salle s'inscrit dans un style proche des années '30-'40 et correspond, dans les grandes lignes, aux proportions et à la décoration de la salle précédente.

Par contre, l'immeuble voisin : la maison Pigeon est abattu et jumelé à la parcelle existante.  Il peut alors créer une plus vaste entrée donnant sur un hall luxueux qu'animent des vitrines d'exposition, exactement dans la note des plus grands cinémas de la ville. 

Neuf mois plus tard, le 22 novembre 1951, 'The Mirano" faít l'orgueil de la chaussée de Louvain, avec 900 places régulièrement occupées

Depuis, le MIRANO sera tenu d'une main de maÎtre, occupant régulièrement la première place des cinémas de la commune et se positionnant comme l'un des phares des soirées de Bruxelles.

La dernière séance est projetée le 17/05/1978

L'activité de ces cinémas s'est arrêtée, malheureusement dans les années 1980 à la mort de Mr. Van Vlasselaer, de ces cinq salles obscures ne subsiste actuellement que le MIRANO et qui revit sous une autre forme, qui est celle d'une autre époque ...

Actuellement le "Mirano" revit sous une autre forme, qui est celle d'une autre époque ... Une discothèque de grand format: 1e Mirano Continental"...



Simple, mais attrayante, la façade se caractérise par une entrée au fond d'un large dégagement qui s'ouvre à front de rue sous un auvent de béton.
La caisse est centrale et permet aux visiteurs de ne pas attendre sur le trottoir et de rester protégés.  Elle était mobile et donc rentrée après la fermeture.
L'entrée du Mirano répond aux conceptions U.S. du "Light Spot" c'est-à-dire qu'elle est conçue comme une tache brillante au sein de l'artère commerçante, de sorte qu'il soit pratiquement impossible de ne pas remarquer d'emblée le cinéma. C'est bien le cas pour Ie "Mirano", qui est devenu la grande attraction de la chaussée de Louvain, entre les places Madou et St-Josse.

Le plafond de l'auvent est parcouru de lignes de néon comme pour indiquer au spectateur le chemin vers la salle.

La façade constitue, avec celle de son voisin d'en face, 'Le Marignan', un ensemble homogène de style et de conception. La caisse est mobile et peut être rentrée le soir après la fermeture.
La première batterie de portes franchie, la perception du volume se modifie. Un faux-plafond resserre l'espace et la disposition guide le visiteur dans sa découverte du lieu.
A gauche, un vestiaire lui permet de se débarrasser et à droite un escalier le conduit vers les sanitaires au sous-sol. La progression jusqu'au centre de la salle est très courte.
Le jeu des dénivelés, entre de très petites plates-formes, le choix des couleurs ambiantes et la présence d'escaliers confèrent d'emblée à la salle une certaine mise en scène.Le balcon et ses escaliers, modernes pour l'époque, contraste avec les colonnes cannelées et les épaisses moulures stuquées à l'ancienne.

L'architecte René Ajoux a construit le cinéma ORLY, il réalisera les plans d'autres cinémas notamment le CENTURY et le MARIGNAN à Saint-Josse et le LUTETIA PALACE à Bruxelles.

Après les travaux, les dimensions de la salle n'ont pas changé mais le balcon réduit permet une harmonie plus grande dans la décoration.

 


Traitée dans le style néo-grec, c'est surtout la scene qui surprend par ses conceptions hardies. un mouvement ondoyant de toute beauté, elle embrasse Ie rideau sur toute la pleine largeur de la salle, en s'amorçant architecturalement dès les trois quarts de la longueur pour s'évaser dans Ie bas avec une gráce surprenante.
Tant la façade que les décorations originales de la salle tentent de mettre en exergue le style des années '50, le style art déco tardif.  Le hall est en marbre

Tout en blanc, or et rouge, il est pourvu de larges dégagements, équipé d'une vaste scène et meublé de fauteuils confortables d'où la vue est parfaite où qu'on se trouve.

Une grille venait fermer le hall lors de la fin des séances.


La salle de forme rectangulaire comprend 400 places en parterre et 200 places au balcon.



L'ouverture

Le programme de la soirée de gala du 22 novembre 1951 (au bénéfice des œuvres de la commune) était composé du film « ALBERT 1 et son regne » en première partie et de l'avant-première de « Chacun son tour ».  Le tout précédé d'une exhibition de l'orchestre de Gus Deloof.

 Dans « Chacun son tour » sortis en octobre 1951, Robert Lamoureux mène une double vie. Populaire et sympathique vedette de la radio et du music-hall, Robert Lamoureux et André Berthomieu viennent de réaliser un nouveaux film « Chacun son tour ». L'histoire sans prétention qu'ont écrit ensemble P.Vandenberghe et Berthomieu est une légère satire des moeurs bourgeoises ... et bureaucratiques. Dans un milieu aux principes sévères, un jeune et sympathique garçon qui fut plein de fantaisie, s'étiole et sombre dans la neurasthénie. Le hasard lui ouvre les portes de la vie artistique, il devient un chansonnier de renom et parvient à reconquérir l'amour de sa femme que des préjugés familiaux avaient éloignée de lui. »

Extrait de "Sélection du Cinéma Français" octobre 51.

 

Ce film fut projeté lors de la réouverture du Mirano le 22 novembre 1951.

Le film « Identité judiciaire » avec Raymond Souplex sera projeté en 2ème. Semaine.  Notons qu'à l'époque les films étaient courtoisement libérés par les distributeurs.  Dans ce cas, le distributeur Mercury avait autorisé la projection en accord avec les cinémas MARIVAUX et PATHE.

 

plus de photos

Quelques superbes vues de la salle actuelle.

 

 

Adresse : chée de Louvain 38 à 1210 Bruxelles

 

Date d'ouverture  : 22/11/1951

Date de fermeture : 17/05/1978

 

Nombre de salles et de places : 1 salle avec 1 balcon

 

Architecte : R. Ajoux


 

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 17:42

En octobre 1978, le groupe UGC basé à Paris décide d'ouvrir un premier complexe cinématographique au centre de Bruxelles.  Le choix se porte sur une toute nouvelle galerie commerçante idéalement située : le City 2.  Il est vrai que le promoteur du centre commercial City 2, la « Société des Centres Commerciaux » était française, le choix de UGC comme exploitant devenait évident!

La capitale offrait, à l'époque, un marché à prendre.

Le cinéma s'installe au 2ème. étages de la galerie et propose 8 salles.

Dès l'ouverture, la programmation des salles est confiée à Claude Putzeys, déjà exploitants de plusieurs de la ville.   La clientèle visée est la famille qui se rend quelques fois l'an au cinéma pour le film-événement et le cinéphile qui se rend 2 à 3 fois par semaine dans les salles obscures.

Le cinéma va mener une vie paisible après quelques années de galère.  Il parviendra à s'imposer dans le paysage bruxellois, dominé par ces imposants voisins : Metropole ; Marivaux et Eldorado.

Dès l'apparition de Kinépolis en 1988, les chosent commencent à changer pour le City 2.  Le public déserte le centre ville pour les confint de la cité.  Le groupe UGC bien implanté en Belgique (Acropole et Eldorado) développe une stratégie de ville et renforce son ancrage en modernisant son navire amiral : l'Eldorado.  En 1992, l'UGC De Brouckère sort de terre et enterre petit à petit le City 2.  UGC déclarait, à l'époque, que 30% du public de De Brouckère viendrait de Kinepolis, 30% de l'Acropole et 30% du City2.  En '92, les 8 salles totalisent 340.000 entrées pour 400.000 en '91.

Le générique de fin tombe le 31/08/1994.


Le City 2 ne présentait pas de particularités architecturales mais une caractéristique technique en faisait un cinéma privilègié.  Il fut le premier a développé une cabine de projection centrale qui désservait plusieurs salles facilitant le travail aux opérateurs.  Ce système sera repris bien des années plus tard par Kinépolis et à l'UGC De Brouckère.


La première année ne fut pas aisée en terme de programmation.  Le hit de l'année fut « La montagne du Dieu Cannibale » avec Ursula Andress en vedette.

Les Bruxellois se souviennent des « Samedi du Cinéma » qui drainait plus de 500 enfants dans la galerie.  Des séances spéciales destinées aux enfants le samedi matin Du pain bénit pour les commerçants.  Sans oublier les « Petit déjeuners du Cinéma » du dimanche pour un prix réduit.  Ils trouveront asile à l'Acropole après la fermeture du cinéma.


Quelques années après sa fermeture, les salles sont transformées en parking et permettent l'agrandissement du parking existant.

 

 

 

Adresse : centre commercial ; City 2 - rue neuve à 1000 bruxelles

 

Date d'ouverture  :octobre1978

 Date de fermeture : 31/08/1994

 

Nombre de salles et de places :8 salles

 

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