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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:30

En 1947, peu après l’apparition du cinéma sonore, les riches décors surchargés deviennent un obstacle pour le son.  Les décors des salles doivent s’épurer.  L’ancien AGORA ne fait pas exception, il se transforme pour devenir le ROOSEVELT en hommage à l’homme d’Etat.

Il gardera ce nom de 1947 à 1949 pour redevenir l’AGORA.

La nuit du 03 au 04 mai 1959, un grave incendie le détruisit complètement.  Le bâtiment sera démoli et transformé par une galerie commerçante en 1963.

 

 

Notez que les 3 entrées historiques restent discrètes vu que les façades ne peuvent être modifiées en raison de leur proximité à la grand place.  L’entrée principale se situe toujours à la rue de la Colline.  Les 2 autres constituent des dégagements.

La tâche de l’architecte était de rajeunir la salle et lui conférer une ambiance adéquate et de la rendre utilisable pour les projections et les spectacles de music-hall.

 

La décoration est minimaliste afin de permettre une propagation optimale du son sur les murs.  La saillie du balcon porte une rampe éclairante, le plafond est éclairé par des trémies lumineuses.

Les sièges arrieres de la salle, jadis réservés à la dégustation, sont supprimés au profit d’un espace de dégagement plus important.

 

 

Nom de la salle : ROOSEVELT- AGORA

Adresse : rue marché aux herbes 105,  rue de la colline 16-22 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 1946

Date de fermeture : 1959

Nombre de salles et de places :

1 salle (1280 places en parterre) avec 1 balcon (798 places) Pour un total de 2.100 places.

Architecte :

A. Dumont

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:28

Si le Palace-Agora, le Luminor, et plus tard le Crosly s'installent aux abords de la Grand-Place, le peuplement intensif de la rue Neuve et des boulevards centraux se poursuit assidûment. Le boulevard et ses confluents immédiats président à la naissance du Marivaux, de l'Eldorado, de la Scala (1929) et de l'Ambassador (1936) (deux théâtres convertis), du gigantesque Variétés et de divers cinémas d'actualités (Cinémonde, Cinéac, Cinémax...).

Le règne de Léopold II vit Bruxelles se doter de larges boulevards et d’avenues verdoyantes. Le Bourgmestre Anspach contribua à transformer le paysage urbain de la capitale par la réalisation de l’artère reliant la gare du Nord à la gare du Midi.

C’est précisément sur cette artère que l’Hôtel Le Plaza fut érigé ; il ouvrit ses portes en 1930. Michel Polak, à qui l’architecture fut confiée, s’inspira du style de l’Hôtel Georges V à Paris lui assurant par son ossature en béton une remarquable solidité. La façade fut habillée de pierres de France. L'intérieur de l'hôtel est conçu pour refléter les idées de clarté et de grandeur : hauts plafonds, larges couloirs, vaste hall en néo-Louis XVI, grandes chambres lumineuses, plusieurs salles de bain éclairées naturellement, cage d'escalier majestueuse jalonnant 8 étages, décorée de vitraux et bordée de rompes en fer forgé. Très vite, de nombreux hôtes prestigieux descendent à l'hôtel Plaza, ouvert en 1930, et qui devient l'un des symboles de l'hôtellerie bruxelloise de luxe.

Dès le projet de construction, il était prévu que la Plaza contienne une salle de cinéma de 1500 places décorée d’une façon originale et tout spécialement étudiée au point de vue de l’acoustique.

 

Le cinéma, qui s'est appelé « Churchill » de 44 à 49 en raison du séjour de ce personnage illustre dans l'hôtel, ne ferme qu'en 1985.  Il servira alors de magasin.

 

La salle sera classée en 1992 alors qu’elle était utilisée comme magasin de meubles avec le même nom enfin presque ; Plazza.

 

Après une parenthèse de vingt ans due aux grands travaux urbanistiques,  Le Plaza  renaît en 1996 sous l’impulsion de son propriétaire, le Baron van Gysel de Meise qui s’attache à restaurer le Palace tout en conservant son âme d’origine.

Dix ans après sa réouverture, le Plaza a retrouvé sa place de seul Palace privé.

Transformée en centre de congrès en 1997, la salle n’a que peu changé.  Le plancher a été surélevé et l’espace a été rendu modulable pour les besoins des congrès et autres événements.

 

L’élément remarquable de la réalisation de Polak est la salle de cinéma.  Le fait que la salle soit recouverte par les étages de l’hôtel imposait à l’architecte un certain nombre de contrainte et de précaution.

Il fallait rendre la salle complètement indépendante du reste de l’établissement pour ne pas nuire au repos des voyageurs..

L’entrée, modifiée depuis, se composait d’un vaste vestibule de 26m de long en 3 allées.  La forme de la salle, presqu’aussi large que profonde a pour but de permettre une audition parfaite.  Afin d’empecher les bruits de perturber les voyageurs, Polak construit une salle en matériaux légers et insonores à l’intérieur de la carcasse.

 

 

La place dont l'architecte dispose pour loger la salle ne lui permettant pas d'établir une scène profonde telle que celles utilisées alors pour les spectacles de Music-hall, les appareils d'émission sonore, placés derrière i'écran, sont munis d'un dispositif à éclipse permettant de les remonter rapidement dans les cintres de la scène de façon à gagner le plus de place possible pour les « sketches ».

Sans doute à l'instigation de Florent Schollaert, promoteur de tout le complexe hôtelier, influencé par la mode d'outre-Atlantique, la salle, répartie en un parterre et des balcons, est décorée dans un audacieux mélange stylistique qualifié de « hispano-Churriguerresque ».

 Inaugurée en 1931, la salle de cinéma du Plaza présente quelques analogies frappantes avec les salles de théâtre et de cinéma réalisées à New-York par ie groupe dirigé par Marcus Loew. Il en est ainsi de la salle de l'ancien « Loew's Theater » sur la 175ème Rue de New-York (Manhattan), ouverte un an plus tôt, qui présente un décor en fantaisie indo-mauresque, mélange stylistique s'inspirant du Pavillon Brighton et du Palais de l'Alhambra.

Le « Loew's Theater » faisait partie d'une vaste chaîne de cinémas dirigée par l'imprésario Marcus Loew. « Nous vendons des billets pour voir le cinéma et non le film » s'enorgueillissait ce dernier.

D'autres éléments décoratifs du cinéma Plaza évoquent !a décoration exotique et baroque du « Loew's Paradise Theater » de New York construit en 1929 par John Eberson pour le groupe Loew.  Le hall d'entrée présente un décor baroque et chinois, et les plafonds sont ornés de cariatides égyptiennes, de ciels étoilés ; les décorations murales sont très exotiques, utilisant le rouge et le doré à profusion.  Si un tel éclectisme semble extraordinaire de nos jours, il l'é­tait tout autant à l'époque de sa construction et reste un exemple unique en Belgique.

 

Le gala d’inauguration, le 3/12/1931, était placé sous patronage du journal « Le Soir » et présentait aux invités « Buster se marie » avec Buster Keaton.  La séance avait été animée par des danseurs de rumba et une incompréhensible panne de son.

 

Voici quelques superbes vues de la salle actuelle

 

Nom de la salle : Plaza

Adresse : bd . A. Max 118-120 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 03/12/1931

Date de fermeture : 1985

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 1 balcon, 934 places en parterre et 402 au balcon pour un total de 1306 places

Architecte :

Michel Polak et Alfred Hoch

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:26

Précédemment nommé le FLORA, ce cinéma change de nom après la 2ème. Guerre en l’honneur du Colonel et de la brigade du même nom.

L’architecte R. Lemaire est chargé des importantes transformations internes et externes du bâtiment.

L’entrée est élargie à toute la largueur de la façade.  L’entrée est ainsi rendue beaucoup plus fonctionnelle. 

 

Le cinéma cessera ses activités en 1973.  Il deviendra un magasin de tapis.

Un incendie ravage le bâtiment en 1977.  Il ne subsiste plus aucune trace du cinéma.

 

Les transformations de 1946 visent à modifier l’intérieur de la salle en supprimant les loges du fond du rez de chaussée et du balcon ainsi que les avancées latérales du balcon.

Le hall d’entrée est diminué au profit de la salle et du nombre de fauteuil.  La caisse est placée dans le hall extérieur.  De nouveaux dégagements sont créer au premier étage pour faciliter la sortie des spectateurs du balcon.

Le caisson lumineux est remplacé par un auvent traditionnel pour un porche de cinéma.

La façade est formée d’un panneau publicitaire mobile présentant le film à l’affiche surmonté de l’enseigne PIRON

 


La décoration est également entièrement revue en 1946.  Les murs sont recouverts de panneaux lisses avec des losanges.  Des grands écussons surmontés du lion « Belgique », en l’honneur de l’écusson de la Brigade Piron, sont placés sur les parois de la salle.  Le cadre d’écran est carrée, classique et imposant.

Dans l’entrée sont placées des vitrines de présentation pour des photos.




Nom de la salle : PIRON

Adresse : chée d’Ixelles 156 à 1050 Bruxelles

Date d’ouverture  : 28/06/1946

Date de fermeture : 1973

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 410 places et 1 balcon (courbe) de 121 places pour un total de 531 spectateurs.

Architecte :

CH. Degraeve et R. Lemaire
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:24

Les modifications de 1950 sont menées par Rie Haan, à qui l'on doit aussi le Cinéma Marivaux de 1967, portent sur la transformation complète de l'intérieur de la salle de spectacle. Elles visent aussi à modifier les sorties vers la rue Borgval ainsi que l'entrée principale vers le Boulevard.

La partie avant a été occupée entre 1973 et 1990 par un magasin d'électroménager, la salle servait de parking, seul le balcon demeurait intact.

 

Un nouveau vestibule d'entrée est créé et la caisse vient se placer au centre. Les avancées latérales des balcons sont supprimées, ainsi que le 2ème balcon, le cadre de l'écran et ses colonnes, le foyer arrière et le passage vers la rue Van Praet.

Le nouveau balcon, très raide, couvre plus de la moitié du parterre. Le nombre de places passe de 1607 à 1371. 

La vaste coupole qui couvrait la salle de cinéma d'origine et dont la structure constituait une véritable prouesse technique, sera dissimulée par un faux-plafond.

La façade reste intacte.

L’entrée principale du boulevard Anspach est modernisée et rendue commercialement plus attractive.

L’enseigne « PATHE PALACE » en néon surmonte un auvent carré qui donne sur un caisson lumineux qui inonde le hall de lumière.

La caisse est centrale avec des panneaux d’affichage sur les murs de côté.

 

De manière générale, la salle reste intacte avec son balcon, ses escaliers d'accès et conserve des vestiges de 1913: le foyer aux têtes sculptées, le premier plafond décoré (qui sera dissimulé sous le faux-plafond). Il en ressort un style très dépouillé.

Le plafond de la salle est constitué de gorges lumineuses en vagues successives.  Les murs sont recouverts de panneaux sur des lambris.  Le cadre de l’écran est surmonté du coq, resté l’emblème de la firme Pathé.


 

 

 

Nom de la salle : PATHE PALACE –PATHE BOURSE

Adresse : bd. Anspach 85 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 28/10/1950

Date de fermeture : 15/01/1973

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 1 balcon : 803 places en parterre, 568 au 1er Balcon, soit un total de 1371 places.

Architecte :

Rie Haan

 

Evolution dans le temps :

Kladaradatsch 1999
TNB 2002


 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:22

En 1913, l'architecte Paul Hamesse est chargé par la société Pathé, dont l'emblème du Coq piqué au sommet de la façade principale symbolise toute l'autorité dans le milieu, de la conception d'un théâtre cinématographique.
L'élève de Paul Hankar réalise un chef-d'œuvre architectural et technique. Le programme complet comprenait brasserie, restaurant, salle de concert, cinéma et même un jardin d'hiver… dans lesquelles pourra s'exprimer toute la richesse du style Art nouveau géométrique.
 
Durant la première guerre mondiale, l'établissement fut convertit en salle de théâtre. En 1916, le temps d'un mois, il devient le Théâtre Angèle Van Loo, puis le théâtre de la Bourse jusqu'à l'Armistice en 1918.  Il reprend son nom originel par la suite.

 

Le cinéma est établi à l’emplacement d’un hôtel de ventes (ancien Casino de la Bourse) bâti en 1880.

D'une capacité totale de près de 1.600 places, le bâtiment s'articule autour d'une salle semi-elliptique à double galerie. L'entrée se fait par le boulevard, certes, mais aussi par la rue Van Praet où un foyer accueille le client dès le rez-de-chaussée.
Entièrement construit en matériaux ininflammables, le Pathé Palace recourt amplement au béton armé, au marbre, au métal et bénéficie d'une installation cinématographique assez complexe pour l'époque: il comprend trois cabines séparées, l'une pour les appareils, la deuxième pour les films et la troisième pour les transformateurs.
La salle elle-même se divise en 3 parties:
- l'avant, composé de fauteuils fixes de part et d'autre d'une allée centrale avec loges latérales.
- le parterre, composé de tables et fauteuils fixes vers la scène.
- l'arrière, en communication avec les foyers et bars, les tables et chaises libres où l'on peut assister au spectacle tout en sirotant une consommation dans une ambiance mauresque. Au bout du compte, près d'un tiers des sièges de la salle étaient munis de tables de consommation.
Deux balcons au profil arrondi ont leurs avancées jusqu'à proximité de la scène. Au premier étage, la galerie comporte un " bar rouge ", un fumoir et un foyer agrémenté d'une fontaine. Au second, un café, lui-même entouré d'une galerie, précède le balcon. Quant au sous-sol, il est généreusement pourvu de plusieurs bars.

La fosse d’orchestre pouvait contenir 40 musiciens. 

 

 

L'ajourement du bow-window et le pignon joliment ciselé appartiennent aux premières oeuvres Art Déco bruxelloises, style dans lequel Hamesse se montrera particulièrement habile.

Le bâtiment était garni d'une abondante décoration de peintures polychromes, de boiseries dorées, de marbre et de fer forgé inspiré de la Sécession viennoise et réalisées en grande partie par les frères Hamesse.

Le cadre de l'écran était orné de doubles colonnes surmontées de figures supportant une frise avec panneaux perlés.

 

Au début du siècle, le Pathé Palace est en quelque sorte précurseur des complexes actuels qui rassemble en un même endroit tout ce qu'il faut pour passer une bonne soirée entre amis : la brasserie-concert-cinéma, qui n'est autre que l'ultime aboutissement des croisements de plus en plus fréquents entre trois genres existants: le cinéma, le café-concert et le music-hall.

 

L’inauguration a lieu le 18 décembre 1913 par une fête de charité.

 

Les fameuses vitres en bow-window, aujourd'hui classées, étaient à l'origine destinées aux toilettes.

 

A l’époque du cinéma muet, les spectacle étaient permanents.  Au PP, ils se jouaient de 14h30 à 23h avec des séances toutes les 2 heures.  Avant le film, Pathé présentait la « Pathé Revue », un magazine filmé qui proposait des sujets divers et variés


 

 

 

Nom de la salle : PATHE PALACE

Adresse : bd. Anspach 85 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 16/06/1913

Date de fermeture : 1951

Nombre de salles et de places :

1 salle comportant deux balcons et une scène de 15m :

736 places en parterre, 330 au 1er Balcon, 541 au 2ème Balcon soit un total de 1607 places.

Architecte :

P.Hamesse

Evolution dans le temps :

Pathé Palace 1913
Théâtre Angèle Van Loo 1916
Théâtre de la Bourse 1918
Pathé Palace 1918

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:19

Le Pathé Palace pousse son dernier souffle en 1973.
Les cinéphiles s'effacent alors devant les machines à laver de Bauknecht qui installe son magasin dans le foyer du rez et ses parkings dans la grande salle.
Mais après 41 ans de sous-utilisation des lieux et d'abandon partiel, un nouveau projet voit enfin le jour. Une société limbourgeoise de production audiovisuelle entend recréer cette ambiance particulière des complexes culturels mêlant l'art cinématographique à l'art gastronomique. Kladaradatsch ! ... Pour la petite histoire, c'était le nom d'une revue allemande dans les années '50. Mais "Kladaradatsch!", cela veut aussi dire "grand spectacle" en yiddish. Un autre usage autorise encore son utilisation comme une sorte d'interjection qui invite à la fête, aux réjouissances. Le concept est séduisant mais, un an plus tard, le cinéma ferme ses portes définitivement suite à la faillite de la société.
Racheté en 2001 par la Communauté française de Belgique, le Klada - ou le Palace, c'est selon - abrite désormais, pour trois ans, les salles du Théâtre National de Belgique (TNB).
Ce dernier devrait à long terme investir de nouveaux locaux spécialement construits pour lui au Boulevard Jacqmain. Pendant ce temps, un groupe de travail intercabinet planche à la réaffectation à long terme du bâtiment en lieu culturel.

 

Alors que l'heure est au fonctionnalisme, l'ancienne et unique salle est cloisonnée, dans le respect de sa structure initiale, pour aménager trois lieux de projections: deux au rez de chaussée (70 et 150 places) et un à l'étage (350 places) né du prolongement du balcon apparu lors de la transformation de 1950.
Le hall du 1er étage avec les vitres bow-window classé est restauré à l'identique ainsi que les colonnes ornées de chapiteau de têtes dorées. L'architecte a réussi ainsi à concurrencer les styles art déco et néo-classique dont il a pu obtenir une harmonisation et un équilibre remarquable.

 

 

Pour le "Palace", Kladaradatsch ! utilise la même recette qu'à Anvers et Koersel : allier les projections à des espaces horeca pour que les spectateurs aient sous la main tous les ingrédients d'une sortie réussie. Voilà pourquoi la société limbourgeoise a racheté le "PP Café", créé côté rue Van Praet par Frédéric Nicolaï, dans le plus pur style art nouveau. Elle a complété cette brasserie branchée par un foyer d'entrée années 50 ouvert sur le boulevard Anspach. Relié au PP, l'espace d'accueil étanche les soifs et propose des petits plats.
Le public gravira les escaliers d'époque pour atteindre la caisse du premier, face à un hall classé et rénové à l'identique. Devant la salle principale, une buvette (encore !) s'acoquine avec un Errol Flynn de papier miraculé, comme d'autres trésors de guerre abandonnés : des projecteurs et un grand lettrage "Palace" bleu délavé. Sans oublier un majestueux foyer à la Titanic que les vitres du bow-window de la façade éclairent d'une lumière entre bleu et vert.

 

 

Nom de la salle : Kladaradatsch Palace

Adresse : bd. Anspach 85 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture  : 01/02/1999

Date de fermeture : 31/12/1999

Nombre de salles et de places :

3 salles pour un total de 570 places :  Salle 1 : 350 places , Salle 2 : 150 places, Salle 3 : 70 places

Architecte :

Luc Cerulus
John Claisse pour les parties classées : façade, foyer et bow-window.

Evolution:

Kladaradatsch 1999
TNB 2002

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:15

En 1870, un dépôt de houille était installé à cet emplacement.  La patronne avait ouvert dans les dépendances de ce dépôt un petit estaminet.

Dès le début du siècle, ce qui tenait plus du « caberdouche » à la bruxelloise s’est transformé en un dancing de renommée, bien connue des habitués d’avant guerre : « Les Variétés Ixelloises ».

En 1913, le propriétaire fait placer une élégante marquise avec les mots « Brasserie-Cinéma »

Le progrès est en marche et le dancing doit se soumettre à l’avènement du cinématographe.

 

En 1918, l’architecte De Becker rénove complètement la salle pour le compte du propriétaire Monsieur Pierrard.  La « brasserie –cinéma » est transformé en une véritable salle de cinéma avec cabine de projection, siège et loge : le cinéma Flora est né.

 

En 1930, la commune autorise la transformation de la façade.  La marquise sera intégrée dans un caisson lumineux avec une enseigne « Flora » en tubes néons.  Deux panneaux horaire seront placés de part et d’autre de l’entrée.

 

Le cinéma se transformera après la 2ème. Guerre pour s’appeler le Piron . 

 

 

La salle de forme rectangulaire comporte 300 places avec 1 balcon.

La façade est, elle-aussi, représentative du style architectural de l’époque.  Elle est formée de 3 baies sur un même niveau avec un panneau publicitaire avec la mention « CINEMA FLORA »  Le hall est surmontée d’une élégante marquise à nervures.

Au premier étage, un appartement se partage avec la cabine de projection (Inpenssable aujourd’hui !!!)

La caisse se trouvait au fond du hall d’entrée sur la droite, le spectateur entrait immédiatement dans la salle  avec une série de 5 loges.

 


Le style Louis XVI y est représentatif et tout à fait intéressant avec l’alternance de pilastres et de panneaux.  Le dessus est décoré de bandeaux et guirlandes.

Cette décoration simple mais élégante se retrouvait aussi bien dans la salle que dans les dégagements et au cadre d’écran.

 

En 1930, l’élégante marquise de style Louis XVI se mue en une marquise Art Déco en vogue à l’époque.  Elle reste surmontée des lettres FLORA avec un caisson lumineux en fer et en verre.

Les loges sont maintenues.

 

 

Nom de la salle : FLORA

Adresse : chée d’Ixelles 156 à 1050 Bruxelles

Date d’ouverture  : 21/01/1919

Date de fermeture : 1946

Nombre de salles et de places :

1 salle avec 1 balcon en fer à cheval pour un total de 329 places.

Architecte :

A. De Vleeschouwer

 

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:12

Etabli sur l’emplacement  de l’Ancien marché couvert, ouvert en 1888, remplaçant un ensemble de maisons plus anciennes, jugées insalubres, le cinéma Bristol fait suite aux transformations d’une salle de vente par l’architecte Charles De Wys.

Les travaux datent de 1919 et établissent, selon la demande au service d’urbanisme : « un cinéma le long de la route entre Bruxelles et Trèves. »  C’est la société anonyme « Cinéma Bristol » qui achète le propriété.

La richesse décorative de la salle est digne d'un cinéma de l'entre-deux-guerres.  Elle comporte une belle symétrie chère au style Beaux-arts.

En 1936, une transformation radicale sonnera le glas de la décoration intéressante. Cette rénovation visait à supprimer le triple écho de la salle dû à la richesse de la décoration.

En 1947, la façade sera transformée et les néons envahiront l’enseigne et le fronton.  L’ouverture centrale sur le hall d’entrée sera considérablement agrandie.

Le cinéma fermera ses portes en 1972.  Le volume sera exploité depuis en supermarché.

 


La première salle (1919) est composée d’un parterre de 750 places et de 2 balcons( 417 et 200 places) et compte environs 1300 places.

Une volée d’escaliers mène au parterre de la salle.  Puis les dégagements de côtés permettent l’accès aux loges et 2 autres galeries.

Une sortie à l’arrière de l’écran (rue du fort) permet le dégagement des spectateurs.

La cabine de projection est installée à l’arrière de la 1ère. Galerie.  Un vestiaire se situe dans le dégagements vers la 2ème galerie.  Les loges se situent exclusivement au 1 étage et sont placées latéralement de sorte de former une galerie en fer à cheval.

 

L’architecte reprend son œuvre initiale et la simplifie radicalement en transformant l’ensemble de la salle.  Le plafond est abaissé afin d’y dissimuler le système d’aération et d’éclairage.  La 2ème. Galerie est supprimée et le 1er balcon est considérablement réduit tandis que les superbes loges latérales sont définitivement retirées.  Ne subsistent que 6 loges de face à l’arrière du parterre.

La technique de l’époque consiste à créer une coque intérieure harmonieuse et profilée pour une répartition optimale du son.

En 1947, l’architecte G. Rousseau modifiera la perspective du hall grâce à l’agrandissement de la baie centrale et l’installation de lumières au néon.  Un petit auvent fera, également, son apparition.

 


La façade de marbre et de béton côté ch. de Waterloo, de style Beaux-arts, présente alors une élégante marquise en fer forgé. L’entrée est composée de 3 arches surmontées d’un écusson « BRISTOL »

Un hall majestueux s’ouvre au visiteur avec devant lui un superbe escalier de marbre qui le mène à la salle.  Les guichets sont situés à gauche et à droite du hall.  Le pavement de marbre laisse apparaître la mention en mosaïques « cinéma bristol ».

Les parois de la salles sont successivement composées de colonnes et arches avec guirlandes dans le plus pur esprit classique.  Le cadre d’écran est entouré de 2 statues classiques.

Les commodités sont situées au sous-sol.

 

Après la richesse, c’est la sobriété qui prime dans la décoration dès 1936.  Les parois de la salle sont revêtus de lambris de bois.  Le tout forme une unité parfaite avec les loges et les fauteuils de ligne sobre.

L’écran est placé dans un cadre en bois métallisé au cuivre rouge.

Le hall d’entrée est accueillant avec la caisse en glace et métal chromé.  Le pavement du hall est fait de marmorite noire.  Une enseigne lumineuse couronne le fronton de façade.

 

C’est le premier cinéma de Saint Gilles.

Les transformations de 1936 sont un exploit : elles ne durent que 11 jours pour modifier intégralement la salle et la façade.

 

 

Nom de la salle : BRISTOL

Adresse : chée de Waterloo 71 à 1060 Bruxelles

Date d’ouverture  : 1919

Date de fermeture : 1972

Nombre de salles et de places :

1919 : 1300 places en 1 parterre et 2 balcons

1936 : 1000 places en 1 parterre et 1 balcon

Architecte :

1919 et 1936 Ch. De Wys

1947 G Rousseau

 

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:06

 

Le 27 octobre 1922, on assiste à l'inauguration de l'Agora-Palace qui sera pendant dix ans le cinéma le plus énorme et le mieux équipé de Bruxelles. Seul le Métropole, ouvert en 1932, parviendra à le détrôner avec ses 3.000 places. 

Le cinéma est construit sur l’emplacement d’un célèbre et très ancien music hall : le Coffy.

Le Coffy était dès le 18ème.siècle, un café de grande renommée.  Il était à Bruxelles, ce que le Café Florian est à Venise !

Notez que vers 1711, le Coffy et la Monnaie appartenaient au même propriétaire.  A la belle époque, il devint music hall sous le mon de Concert Européen et puis c’est le cinématographe qui s’en empare dès le début du 20ème.

En 1935, afin de pouvoir se mesurer à une concurrence de plus en plus sévère, l'Agora est enfin autorisé à se signaler par un dispositif publicitaire qui lui avait toujours été interdit en vertu de l'ancienneté des façades. Vers la rue Marché aux Herbes, l'édifice est entièrement souligné par un cordon lumineux surmonté d'une enseigne, tandis qu'un panneau-néon ponctue la nuit de ses couleurs.

Cette année-là, il s’équipera, également, pour le cinéma sonore avec un nouvel écran et une nouvelle cabine.  Le nombre de places passe alors à 1984.

 

Pendant la guerre 40-45, il prendra la dénomination de « Soldaten Kino ».

 

En 1947, la salle est entièrement transformée pour des raisons évidentes de confort acoustique et il devient le Roosevelt. 

 

 

 

Cet impressionnant complexe envahit la majeure partie de l'îlot compris entre le Marché aux Herbes, le Marché aux Fromages et les rues des Eperonniers et de la Colline.  Notez que ces 3 entrées restent discrètes vu que les façades ne peuvent être modifiées en raison de leur proximité à la grand place.

 

 

 

A l'instar du Pathé-Palace, l'Agora PALACE est l'œuvre de Paul Hamesse qui semble bien s'être frotté à tous les programmes nouveaux du début du siècle. Abandonnant, ici, l'Art Déco au profit du style Louis XVI, la décoration, d'après une description fort tardive malheureusement, s'enjolive de treillages, de pilastres cannelés, de moulures, de niches et de statues, empreints de solennité.

Le cinéma est doté d’une fosse d’orchestre, de fauteuils « club » d’un salon de thé de 500 places.

La salle s'approprie la quasi-totalité de l'espace disponible; si les dégagements sont spacieux, nul foyer ne vient prélever le moindre mètre carré de superficie. A l'arrière, l'important parterre, divisé par une allée médiane, des loges et autres places assises sont réservées aux consommateurs selon un schéma cher aux brasseries-concerts des années dix, qui semble toujours en vogue puisque le futur Pathé-Marivaux adoptera lui aussi cette formule. L'établissement est pourvu de balcons presque droits. Il bénéficie d'un orchestre de quarante musiciens et de grandes orgues.

 


A l’époque du muet, les films se jouaient avec grand orchestre, chœurs et grandes orgues : tout un spectacle !

Dans un programme de 1927, on remarque que les séances sont proposées à 2h45, 5h40 et 8h35 et le prix variait entre 3 et 7 francs.


 

 

 

Nom de la salle : AGORA ou AGORA PALACE

Adresse : rue marché aux herbes 105,  rue de la colline 16-22 à 1000 Bruxelles

Date d’ouverture: 27/10/1922

Date de fermeture : 1946

Nombre de salles et de places : 1 salle avec 2 balcons, 1706 places en parterre, 518 sièges au 1er. Balcon et 663 au 2ème. Pour un total de 2887 places.

 Architecte :

Paul Hamesse
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:01
L'Egidium reçoit l'autorisation de bâtir en 1905.  L’architecte G. Seghers construit une salle de fête avec un café, une salle de fête et des dépendances..

D'emblée, son nom qui évoque le patronage de Dieu, le place sous les meilleures auspices. Il s’appellera successivement, « l’Egidium », « Le Diamant Palace ».

En 1913, le propriétaire agrandit les lieux avec le placement d’une marquise.

De 1918 à 1929, il s’appellera le « Panthéon Palace » servira de salle de fête et dancing.  Il deviendra un haut lieu des nuits bruxelloises.

En 1929, le propriétaire, Mr. Dierckx, vend aux Œuvres Paroissiales de St Gilles (asbl) , la propriété du Panthéon Palace. 

 

En 1933, l’architecte L. Denis effectue les travaux de transformations: un café, des conciergeries et une cabine de projection.

Depuis les années 1970, il sera utilisé par l’association paroissiale comme salle de rangement ou accueil des œuvres de la paroisse.

Un projet de rénovation complète est à l’étude pour le moment.

 

 

Après un long vestibule, le hall s'ouvre sur différentes petites salles. En se dirigeant plus loin vers la droite, un escalier monumental permet d'atteindre l'étage et les deux salles de l'Aegedium. Cet ancien cinéma présente une scène flanquée de peintures orientales en trompe-l'œil et limitée de part et d'autre par une galerie-balcon parcourant l'ensemble de la salle. Celle-ci repose sur des arcades polylobées soutenues par des colonnettes au chapiteau islamisant.

La salle des fêtes présente un plan quasiment rectangulaire. Elle se termine par une scène de faible profondeur. Elle est dotée à mi-hauteur d'une galerie en U.

Sa riche décoration, faite de boiseries et de stuc finement travaillés, puise avec fantaisie dans le répertoire mauresque: jeux d'arcs et d'arcatures polylobées, monumentales et  consoles découpées, colonnettes et peints en faux marbre à chapiteaux doré, miroirs et décor de rosaces.

La scène est encore pourvue de sa machinerie d'origine.

L'Aegidium est le seul exemple à Bruxelles de bâtiment présentant un décor arabisant, variante de l'art nouveau, sur une telle surface au début du siècle. C'est d'ailleurs cette décoration qui apporte toute sa richesse à la salle et qui constitue l'intérêt majeur de l'Aegedium.

 

Sauvegarde de l’Aegidium : 15/05/1997

 


Après avoir pénétré dans un premier sas vitré, il faut suivre un long vestibule au bout duquel le hall s'ouvre sur différentes petites salles.

En prenant à droite, on traverse une petite pièce servant de vestiaire. En poussant plus loin la visite, on découvre un escalier monumental permettant d'atteindre l'étage et les deux salles de l'Aegidium. L'escalier en marbre se divise en deux volées  séparées après  la première  volée de marches. La cage d'escalier doit sa luminosité à l'emploi massif de miroirs qui renvoient la lumière provenant du foyer situé au premier étage.  Les garde-corps sont en fer forgé
dessinant de petites volutes. Le foyer situé au premier étage bénéficie d'une verrière de forme ovale. Des pilastres lisses sont garnis d'un soubassement de marbre rose.

La décoration générale de cette partie est de style Louis XV, comportant des interventions de style tout à fait autre, tel que des appliques lumineuses art déco, des paons et guirlandes de fleurs art nouveau.. Une forte impression d'élégance se dégage des lieux.  Le sol est composé d'une mosaïque à géométrie florale du début de siècle.  Le balcon forme, avec ses avancées un U  Chaque arc trilobé est séparé par des colonnettes aux chapiteaux islamisant sur lesquelles ont été posées des patines imitant le marbre.

Le plafond est garni de caissons moulurés de motifs arabisants, ceux du centre étant ajourés, permettant ainsi une aération.

Le sol est un parquet à bâtons rompus. La scène, sur laquelle se trouvait l'écran, est petite, et tout un bandeau l'entoure. Celui-ci est peint de motifs en trompe-l’œil.  Ici, le moindre cm2 a été pensé et décoré. Cette décoration puise allègrement ses sources dans les motifs mauresques.

Clip vidéo sur l'AEGIDIUM: 'Ligne directe' sur Tele Bruxelles le 09/01/09

Un reportage photo récent sur la salle dans son état actuel

Adresse : parvis de St Gille 18 à 1060 Saint gilles

 

Date d’ouverture  : 1905

Date de fermeture : 1970

Nombre de salles et de places :

 1 salle et 1 galerie 450 en parterre et 200 en balcon pour un total de 650 places

 

Architecte :

G Seghers pour les plans de 1905 (pour le compte de Mr. Bejai-Dejonghe)

Léon Denis pour l'auvent et la marquise de 1956


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