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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 16:30

Une réunion entre les syndicats et la direction concernant la suppression d'au moins 50% d'emplois chez UGC Belgium après le passage des salles de cinéma au numérique a été annoncée mardi par un délégué syndical. La rencontre se tiendra jeudi midi.

 

Quelque 50% des emplois sont menacés dans les complexes de cinéma UGC à la suite du remplacement des installations classiques de projection (pellicules de 35 mm) par des appareils numériques dirigés par un logiciel automatique. Les postes de projectionnistes pourraient dès lors être supprimés.

 

Toute les salles devraient passer au numérique dans un délai non encore connu. La décision d'équiper les salles de cinéma d'appareils numériques a été prise après le succès du film "Avatar".

 

Une rencontre entre la direction et les délégués syndicaux aura lieu jeudi midi. "Nous aimerions être mis au courant de quelques détails supplémentaires, connaître par exemple les possibilités de reclassement du personnel et les délais d'installation de cet équipement numérique", a indiqué Julien Denis, délégué syndical FGTB et secrétaire du conseil d'entreprise d'UGC.

 

Belga

 



Les projectionnistes sous le feu du cinéma numérique

 

Tel l’orfèvre d’un cinéma en voie de disparition, Gilles travaille comme projectionniste au Reflet Médicis. Dans cette salle parisienne d’art et d’essai, à deux pas de la Sorbonne, les bobines de films accomplissent toujours leur mission en déroulant leurs bandes crantées. « C’est difficile à croire, mais un long métrage est généralement constitué de trois kilomètres de film, et une bobine pèse en moyenne 15 kilos. Sa taille et son poids nous demandent beaucoup d’efforts à chaque séance.
C’est peut-être le prix à payer pour une projection de qualité ! » décrit ce trentenaire, reclus dans sa cabine. « Notre clientèle est en majorité composée de cinéphiles : nous ne sommes pas représentatifs de l’exploitation cinématographique française », précise-t-il.


« Ce métier convient très bien aux solitaires »

Outre la manutention, le projectionniste garde un œil sur les salles et veille à ce que chaque séance se déroule sans anicroche. « Une fois les films lancés, je m’occupe du montage des nouvelles bobines. Je prends les bandes contenant la publicité et les colle à chaque début de pellicule. » Ce métier, fait d’ombres et de lumière, véhicule une image mystérieuse d’homme tapi dans son antre. « En côtoyant les autres projectionnistes du quartier, je me suis aperçu que ce métier convient très bien aux solitaires, poursuit Gilles. Les horaires tardifs sont particulièrement appréciés et nous laissent du temps en journée. Beaucoup ont des passions à côté. Certains sont musiciens. Moi, je suis en train de finir d’écrire mon premier roman. »


La fin de l'argentique

À côté de lui, une grosse machine crache un vrombissement semblable à celui des anciennes locomotives. Un son toujours associé au cinéma : celui du projecteur 35 mm. Le Reflet Médicis fait partie des temples d’une technologie qui était la norme il y a quelques années. Des lieux qui vont devenir très rares dans un futur proche.
Après l’arrivée du son dans les années 1930 et la diffusion massive de la couleur dans les années 1950, le cinéma connaît au XXIe siècle un autre changement technologique majeur : le numérique. « Avec ce nouveau procédé, l’argentique est voué à mourir. La poésie ne pourra jamais battre le commerce », déclare Gilles, un peu résigné.


Les majors hollywoodiennes aux manettes

En juillet 2005, la DCI, organisme qui regroupe les sept majors hollywoodiennes (Disney, Fox, MGM, Paramount, Sony Pictures Entertainment, Universal et Warner Bros. Studios), a édicté des règles de normalisation mondiale pour la diffusion du format numérique.
Une décision qui annonçait la mort à court terme des traditionnelles bobines. Sachant que la totalité des films produits par ces géants américains capte environ les trois quarts des ventes mondiales de tickets, le reste du monde n’a pas eu le choix. Ne pas diffuser le format numérique peut signifier la mort d’une salle de cinéma.


Les salles françaises s'équipent rapidement

Le nombre d’écrans français utilisant cette nouvelle technologie a logiquement explosé dans l’Hexagone. « Depuis le début de l’année, l’installation de projecteurs numériques s’est développée de manière exponentielle. Même si ces prédictions peuvent être contredites, on peut s’attendre à ce que 40 % des écrans emploient le numérique d’ici à la fin de 2010 », déclare Thierry Delpit, du site Internet Cinego.net, qui s’occupe de référencer le nombre de salles françaises équipées. Sur les 5 420 écrans recensés, 1 382 offrent désormais ce format. Un chiffre qui augmente chaque semaine.
Le film Avatar, événement 3D sorti en décembre 2009, a été le déclencheur de cet engouement. En un mois, neuf millions de Français sont allés voir le film de James Cameron. Le cinéma en relief est vite devenu un argument décisif pour installer des projecteurs « nouvelle génération ».


Projectionniste, un métier en voie de disparition

À l’instar de la photographie argentique, le 35 mm sera maintenant réservé aux puristes ou, comme au Reflet Medicis, aux petites salles de cinéma qui programment des films indépendants et anciens. Au milieu de ces bouleversements, motivés par des intérêts économiques, le métier de projectionniste est particulièrement fragilisé.
Signe avant-coureur d’une profession en souffrance : le groupe UGC a déclaré en juin dernier qu’il supprimerait 95 postes sur les 215 existants à partir de septembre prochain. « Cette mesure signifie la disparition totale d’un métier », déclare Xavier de Torres, projectionniste à l’UGC des Halles à Paris. Ce syndicaliste, délégué CFDT, a participé au mouvement de grève qui, en juillet dernier, a secoué une profession habituellement très discrète.
« Le numérique ternit tout : à force, les spectateurs vont s’habituer à regarder des images insipides, regrette-t-il. Le 35 mm, malgré ses imperfections, avait une âme et demandait beaucoup de réglages de notre part. Avec le numérique, le projectionniste ne sert plus à rien. Nous n’avons plus besoin de régler les objectifs. En cas de panne, une société de maintenance est prévenue. Nous n’avons également plus besoin de savoir monter avec des ciseaux et de la colle : tout se fait sur des logiciels très faciles à utiliser. Tout est lisse, automatisé, normalisé. Le projectionniste n’a même plus besoin d’être en cabine pour vérifier que la séance se déroule bien. »


Apprivoiser le numérique pour survivre

Même si beaucoup de professionnels évoquent avec nostalgie la pellicule, certains sont plus modérés. Luc Entreinger dirige Format 6, un organisme de formation professionnelle au métier de projectionniste de la région Rhône-Alpes. Pour lui, l’existence de l’arrêté du 15 juin 1961 assure l’avenir de la profession.
Ce texte stipule que chaque salle de cinéma assurant plus de six séances hebdomadaires doit employer un projectionniste et que celui-ci ne peut exercer sans posséder un CAP. « Certes, le numérique a grignoté le 35 mm. Les cinémas vont de plus en plus réduire leurs effectifs à cause de l’informatisation des systèmes. Nous prenons en compte cette nouvelle manière de travailler et nous formons les nouveaux professionnels de la projection à l’informatique. Nous les formons également à la sécurité des salles : en cas de problème, un projectionniste est aussi responsable de la sûreté du public », explique ce responsable de formation.
Chaque année, une quarantaine de diplômés sortent de son école. Pour l’instant, il n’a pas noté de baisse d’embauche chez ces nouveaux professionnels. Selon lui, les projectionnistes ne pourront pas lutter contre le numérique. Ils devront apprendre à l’apprivoiser pour survivre.

 

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2436857&rubId=5548

 

 

 

Benoît RENAUDIN

 


 

 

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 20:52

SPLENDID - CINEAC – CINEAC NORD – CINE NORD

 

Adresse : bd. Adolphe Max 152 – 1000 Bruxelles

 

Date d’ouverture : 1920

Date de fermeture : 1993

 

 

cineac_facade-1932-Fonds-Eldorado.jpgLa transformation du Cinéma Splendid a constitué un véritable défi pour les architectes. En effet, le problème consistait à transformer une salle existante connue comme l'une des plus mauvaises de Bruxelles en un temps très limité et avec un faible budget.
Entre 1935 et 1940, les salles d'actualités, dont la chaîne Cinéac est le représentant le plus connu, bouleversent encore la physionomie du cinéma bruxellois. Né du parlant, le cinéma d'actualités correspond au besoin d'une époque et disparaît lorsque la télévision assouvit largement cette quête.  Destiné non pas aux loisirs mais au comblement d'une plage d'attente, le cinéma d'actualités est un lieu anonyme qui propose, pour un prix modique, l'histoire quotidienne de l'humanité sous une forme journalistique pure. Le spectateur ne fait que passer, la projection se poursuit sans la moindre interruption grâce au fonctionnement entièrement automatique des machines. La circulation doit donc se faire dans le plus grand silence, la vision et l'audition ne tolèrent aucune imperfection.

A l'époque des multisalles, le Cinéac n'échappera pas à la folie du factionnalisme et sera divisé en trois salles. Il sera, par la même occasion, rebaptisée Ciné Nord.

Il terminera sa vie comme cinéma pour adultes.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 20:40

STYX

Adresse : rue de l’Arbre Bénit 72, 1050 Ixelles

 

Date d’ouverture : 10/1975

Date de fermeture : en activité

facade styx 2007@KRLe STYX commence son histoire par l'expulsion d'une ancienne salle, rue du Prince Royal.

C'est à cette adresse que Claude Diouri se lance dans l'exploitation cinématographique. A l'origine, il voulait y promotionner le cinéma fantastique d'où le nom du fleuve des enfers pour son cinéma.

En octobre 1975, il déménage le STYX vers la rue de l'arbre bénit.

Le Styx est un cinéma d’Art et Essai bruxellois situé dans la commune d’Ixelles. Créé en 1967, le plus petit cinéma de Bruxelles est l’un des rares cinémas de quartier à avoir résisté à la création des grands complexes cinématographiques et à la baisse de fréquentation des salles.

C’est à l’avenue du Prince Royale que Claude Diouri se lance dans l’exploitation cinématographique.  A l’origine, il voulait y promotionner le cinéma fantastique d’où le nom du fleuve des enfers pour son cinéma.

En 2006, en collaboration de la Fondation Prométhéa, la façade est complètement rénovée.  Elle est repeinte en couleur fruits de la passion.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 20:29

IDEAL – THEATRE DU FILM - MOGADOR

Adresse : rue du bailli 68, 1050 Ixelles

 

Date d’ouverture : 1928

Date de fermeture : 1978

 

repérez l'emplacement du MOGADOR sur la carte

 

 

 

En 1910, Monsieur Bomhals fait construire le cinéma IDEAL sur l’emplacement d’un garage.  Son fils transformera, en 1926, la petite salle, appelée alors THÉÂTRE DU FILM  en l’agrandissant à 423 places et fait placer un balcon en béton armé.     

Il est intéressant de noter la présence d’une salle (de dance ?) au sous-sol avec un très beau décor de style art-déco.  

Plus tard, il prendra son appellation définitive de MOGADOR en hommage au théâtre parisien.

C’est après leur mariage en 1947 que la famille  Hennesey (beau-fils de Mr. Bomhals, jusqu’alors propriétaire des lieux) reprend le MOGADOR.

Après les rénovations de 1957, le cinéma devient plus moderne.   

Le MOGADOR  projetait des films de 2ème. vision mais toujours en rapport avec la clientèle du quartier bourgeois : actualités, documentaire ou court métrage et le grand film.  

Sous la pression financière des années ‘80, les exploitants-propriétaires décidèrent de fermer les portes pour éviter les complications financières en 1978.

Il reste quelques rares traces de son passé dans la structure du magasin aujourd'hui sur l'emplacement.

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 16:33

Nous avions déjà eu de nombreuses occasions de suivre la vie mouvementé de ce complexe.  Après, sa construction et quelques années d'exploitation difficiles par le groupe UGC, le voilà complètement rafraichis par le groupe Euroscope.

Le complexe se réouvrira le week end du 18 juin 2010.

Plus d'infos sur www.cinescope.be

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 16:54

Nous relayons ici la publication fort intéressante "Le Lothier Roman", du Cercle d'Histoire et Archéologie du Pays de Genappe.

Alain Riquet a rédigé un bel article sur l'histoire de cette salle de cinéma du centre de Genappe.  On y retrouve une description des lieux, un récapitulatif de la gestion de la salle ainsi qu'un bel aperçu de la programmation. 

Quelques photos et documents agrémentent l'article.

Pour en savoir plus et pour commander la revue, le site du Cercle ou histoire.genappe@scarlet.be.

 

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 18:28
cinema_ostende.gif
Bientôt la parution d'un livre sur les salles de cinéma à Ostende.

Voir la pub !  Plus d'infos bientôt en ligne.
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:34

Le Cinéma Marivaux, issu du théâtre Marivaux, est né en 1967 d'après les plans de l'architecte Rie Haan. Ce dernier avait déjà mené les travaux de modification du Marivaux en 1950. Le principe qui le guide ici est de diviser l'espace de la salle d'origine et du balcon en deux salles plus petites. Un principe qui vise une meilleure rentabilité du terrain et qui sera suivi par d'autres salles bruxelloises. Six mois ont été nécessaires pour réaliser les travaux de transformation de l'établissement.
Après démolition du balcon et des ailes de la mezzanine, deux nouvelles salles sont été crées et dénommées " Marivaux 1 " et " Marivaux2 ".
A partir de 1972, le morcellement des salles fait apparaître une succession d'espaces réservés à des séances de moins de 100 personnes. Il comportera 7 salles au total.

 

 

La façade constituée d'un auvent avec l'inscription MARIVAUX remplace la marquise de 1924.
facade marivaux 1976Le Marivaux 1, la plus grande des deux salles, compte 1.200 places réparties entre l'orchestre et l'ancienne mezzanine élargie. A l'emplacement du second balcon, qu'il démolit, Rie Haan construit en 1967, la deuxième salle à gradins où sont implantés 600 fauteuils-club. Le Marivaux 2 a donc été construit dans la partie haute de l'établissement.salle
Très spacieuse, cette salle maintient le léger berceau du plafond. La scène a elle aussi été conservée.

 

 

Le complexe est traité dans les tonalités vieil or, vert empire, rehaussées de boiseries en palissandre de Rio. De grandes surfaces permettent d'équiper le cinéma d'un nombre suffisant de pièces secondaires. Une série de foyers, bureaux, remises, sanitaires se trouvent au détour des couloirs. Le hall est entièrement modernisé : dallage de marbre et revêtements muraux en Palissandre de Rio.
hall salle


Adresse : bd A. Max 104-106 à 1000 Bruxelles.

 

Date d’ouverture  : 21/04/1967

Date de fermeture : 30/04/1991

 

Nombre de salles et de places :

2 salles en 1967 (à la réouverture)

1.200 places dans la Marivaux 1

700 places dans la Marivaux 2

à partir de 1972, le complexe comptera 7 salles.

 

Architecte :

1967 Rie Haan





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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 21:12

Depuis plusieurs mois, le cinéma AVENTURE dans les galeries du centre était en travaux.  Personne n'avait de nouvelle sur la prochaine réouverture.
Le projet a été dévoilé il ya quelques temps.
Le cinéma a été racheté par la société Arbemax, elle y développera un tout nouveau concept en Belgique.  Un cinéma VIP !
La technologie a été revue et corrigée: son digital et 3D.  Les salles seront destinées à une fonction particulière.  110 places pour accueillir le public, Une salle équipée d'une scène pour être plus fonctionnel. Enfin, la troisième sera destinée à des événements multimédias.  
Enfin, grande nouveauté, le dernier rang de chaque salle sera équipé de sièges doubles (les loveseats)
Rappelons que l'AVENTURE a commencé sa carrière en 1957 et fut construit sur l'emplacement du très beau COLISEUM  . 

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 15:33
Nous nous devions d'en parler également.
Depuis quelques semaines, à l'initiative d'habitants de Louvain la neuve, une petition (forte de 16000 signatures) circule pour demander le retour d'un cinéma de qualité dans la ville.
Voici le lien vers le site de CINE7.
Cela vaut la peine de signer et de soutenir cette action.
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