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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:44

Nous proposons ici une série de 3 articles consacrés aux orgues de cinéma. 

Merci à JP Daue pour la rédaction des textes.

 

 

Partie 1 L’apparition de l’orgue de cinéma

 

« Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître... »,

...celui où certains de nos cinémas possédèrent un orgue.

 

Il faut avant tout se rappeler que la première projection du cinématographe Lumière eût lieu à Paris, le 28 décembre 1895, dans le salon indien du Grand Café. A Bruxelles, la première projection publique se déroula le 1er mars 1896 dans les Galeries St Hubert.

 

A partir de ces dates, le cinéma va connaître un rapide développement et, dès le début du XXe siècle, deviendra un divertissement d'une grande popularité.

A cette époque, les films produits sont dépourvus d'une piste sonore. Le cinéma est muet (mais pas les spectateurs, ni le projecteur !).

Ce vide sera comblé par divers moyens. Un de ceux-ci est l'apparition d'intertitres, panneaux de textes entre 2 plans, expliquant la situation projetée.

 

Un autre moyen consista à placer derrière l'écran des bonimenteurs qui racontaient et commentaient l'histoire, mais aussi des bruiteurs qui sonorisaient le film avec divers accessoires.

Par ailleurs, en 1900, lors de l'Exposition Universelle de Paris,  eut lieu une première tentative de synchronisation, très aléatoire, entre le cinématographe et un phonographe dont les disques 78 t/min contenaient musiques et sons.

Une autre possibilité de sonorisation consista à  souligner l'action ou l'intrigue à l'aide d'un pianiste (parfois à l'harmonium). De nombreux musiciens se sont spécialisés dans ce genre particulier. Rappelons qu'à la « Cinematek » de Bruxelles, on projette régulièrement des films muets accompagnés au piano.

  

 

 

Le cinéma muet avec orchestre 

Certaines grandes salles qui sont à la fois music-halls,  théâtres et cinémas, vont s'équiper d'une fosse d'orchestre pouvant contenir jusqu'à 40 musiciens !

 

D'autre part, déjà en 1880, l'anglais Robert HOPES-JONES, facteur d'orgue, va s'atteler à la transformation des orgues d'église.

 

 

robert-hopes-jones.gif

Robert Hopes-Jones avec son orgue d’église en 1890

 

 Né en 1859 dans le Chesshire anglais, il travailla comme chef électricien spécialisé dans les circuits électriques courants faibles, dans une compagnie de téléphone. Il s'intéresse très vite à l'application de ces circuits à l'orgue d'église. Il crée alors sa manufacture en 1889. Jusqu'à 112 collaborateurs fabriqueront ainsi de nombreux instruments vendus en Angleterre et aux Etats-Unis. Il crée un orgue mis en mouvement par l'électricité. En effet, un électroaimant, ajouté au fond de chaque tuyau, commande le piston qui permet de faire passer l'air comprimé par une turbine, actionnée également à l'électricité, dans le tuyau et produire ainsi le son. On active ces commandes non plus avec des leviers mécaniques, mais à partir de commandes électriques actionnées sur une console munie de claviers. Les tuyaux étant reliés à la console par de simples fils électriques, ils peuvent être éloignés de la console. Il devient possible de jouer de l'orgue partout. D'autant plus que notre inventeur permettra à un seul tuyau d'orgue de jouer plusieurs notes différentes alors que, jusqu'ici, un tuyau correspondait à une note et un seul registre. Ceci a permis de réduire considérablement le nombre de tuyaux. 

 

 

 article rédigé par les soins de JEAN-PIERRE DAUE


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