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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:01
L'Egidium reçoit l'autorisation de bâtir en 1905.  L’architecte G. Seghers construit une salle de fête avec un café, une salle de fête et des dépendances..

D'emblée, son nom qui évoque le patronage de Dieu, le place sous les meilleures auspices. Il s’appellera successivement, « l’Egidium », « Le Diamant Palace ».

En 1913, le propriétaire agrandit les lieux avec le placement d’une marquise.

De 1918 à 1929, il s’appellera le « Panthéon Palace » servira de salle de fête et dancing.  Il deviendra un haut lieu des nuits bruxelloises.

En 1929, le propriétaire, Mr. Dierckx, vend aux Œuvres Paroissiales de St Gilles (asbl) , la propriété du Panthéon Palace. 

 

En 1933, l’architecte L. Denis effectue les travaux de transformations: un café, des conciergeries et une cabine de projection.

Depuis les années 1970, il sera utilisé par l’association paroissiale comme salle de rangement ou accueil des œuvres de la paroisse.

Un projet de rénovation complète est à l’étude pour le moment.

 

 

Après un long vestibule, le hall s'ouvre sur différentes petites salles. En se dirigeant plus loin vers la droite, un escalier monumental permet d'atteindre l'étage et les deux salles de l'Aegedium. Cet ancien cinéma présente une scène flanquée de peintures orientales en trompe-l'œil et limitée de part et d'autre par une galerie-balcon parcourant l'ensemble de la salle. Celle-ci repose sur des arcades polylobées soutenues par des colonnettes au chapiteau islamisant.

La salle des fêtes présente un plan quasiment rectangulaire. Elle se termine par une scène de faible profondeur. Elle est dotée à mi-hauteur d'une galerie en U.

Sa riche décoration, faite de boiseries et de stuc finement travaillés, puise avec fantaisie dans le répertoire mauresque: jeux d'arcs et d'arcatures polylobées, monumentales et  consoles découpées, colonnettes et peints en faux marbre à chapiteaux doré, miroirs et décor de rosaces.

La scène est encore pourvue de sa machinerie d'origine.

L'Aegidium est le seul exemple à Bruxelles de bâtiment présentant un décor arabisant, variante de l'art nouveau, sur une telle surface au début du siècle. C'est d'ailleurs cette décoration qui apporte toute sa richesse à la salle et qui constitue l'intérêt majeur de l'Aegedium.

 

Sauvegarde de l’Aegidium : 15/05/1997

 


Après avoir pénétré dans un premier sas vitré, il faut suivre un long vestibule au bout duquel le hall s'ouvre sur différentes petites salles.

En prenant à droite, on traverse une petite pièce servant de vestiaire. En poussant plus loin la visite, on découvre un escalier monumental permettant d'atteindre l'étage et les deux salles de l'Aegidium. L'escalier en marbre se divise en deux volées  séparées après  la première  volée de marches. La cage d'escalier doit sa luminosité à l'emploi massif de miroirs qui renvoient la lumière provenant du foyer situé au premier étage.  Les garde-corps sont en fer forgé
dessinant de petites volutes. Le foyer situé au premier étage bénéficie d'une verrière de forme ovale. Des pilastres lisses sont garnis d'un soubassement de marbre rose.

La décoration générale de cette partie est de style Louis XV, comportant des interventions de style tout à fait autre, tel que des appliques lumineuses art déco, des paons et guirlandes de fleurs art nouveau.. Une forte impression d'élégance se dégage des lieux.  Le sol est composé d'une mosaïque à géométrie florale du début de siècle.  Le balcon forme, avec ses avancées un U  Chaque arc trilobé est séparé par des colonnettes aux chapiteaux islamisant sur lesquelles ont été posées des patines imitant le marbre.

Le plafond est garni de caissons moulurés de motifs arabisants, ceux du centre étant ajourés, permettant ainsi une aération.

Le sol est un parquet à bâtons rompus. La scène, sur laquelle se trouvait l'écran, est petite, et tout un bandeau l'entoure. Celui-ci est peint de motifs en trompe-l’œil.  Ici, le moindre cm2 a été pensé et décoré. Cette décoration puise allègrement ses sources dans les motifs mauresques.

Clip vidéo sur l'AEGIDIUM: 'Ligne directe' sur Tele Bruxelles le 09/01/09

Un reportage photo récent sur la salle dans son état actuel

Adresse : parvis de St Gille 18 à 1060 Saint gilles

 

Date d’ouverture  : 1905

Date de fermeture : 1970

Nombre de salles et de places :

 1 salle et 1 galerie 450 en parterre et 200 en balcon pour un total de 650 places

 

Architecte :

G Seghers pour les plans de 1905 (pour le compte de Mr. Bejai-Dejonghe)

Léon Denis pour l'auvent et la marquise de 1956


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Published by webmaster - dans Saint Gilles
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